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23 février 2012 4 23 /02 /février /2012 09:09

 

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                                                   la fenêtre des "éstrangérs" cong                 

 

 

C'est une femme de gauche.

Elle est sympa.

Elle prône la tolérance, l'égalité (ce serait même son " cheval de bataille"... si elle ne détestait pas les batailles).

Elle pense sincèrement^^ qu'il n'y a PAS d'invasion....et que quand bien même on est envahi, il est juste et normal que l'occident, qui a tant fait souffrir les peuples à travers l'histoire, doive maintenant "partager les richesses" avec tous ces pauvres immigrés, qui viennent soutenir le système de retraite par répartition, en plus.

 

Comme je sais tout ça, nous discutons de tout et de rien et  j'évite absolument les sujets politiques pour ne pas gâcher la soirée de tout le monde.

On en vient à parler d'un petit village dont elle est originaire, et que je connais depuis plus de vingt ans.

Je lui dis que j'aime beaucoup ce bel endroit, et  que je suis heureuse de voir que depuis quelques années des touristes l'ont découvert pour les vacances : ils ont remis un peu de vie dans les ruelles que j'ai connues désertiques et surtout tristounettes, impulsé par leur présence régulière l'ouverture de quelques jolis restaurants et de petits magasins originaux, et surtout, surtout, ils ont restauré des maisons anciennes qui n'étaient plus entretenues depuis des lustres et dont maintenant les fenêtres repeintes sont ouvertes au moins pendant la durée des vacances scolaires.

C'est très sincèrement que je la "félicite " au sujet de la place de son village, autrefois grise et fatiguée, et dorénavant égayée par les couleurs des façades, des volets et des innombrables potées de fleurs disposées un peu partout.

Elle se pince, les coins de ses lèvres tombent, elle est en désaccord complet avec moi et je comprend que non seulement je ne lui ai pas fait plaisir du tout, mais que j'ai abordé un sujet qui lui est désagréable, que j'ai  touché un point particulièrement sensible.

 

"Alors là, parlons en" me dit-elle," je ne reconnais plus le village de mon enfance.

J'aimais bien, justement, que personne n'y vienne. On était tranquilles.

Je m'en fous, tu comprends, de leurs restaurations : les maisons étaient abandonnées, et alors !,

Tu crois que ça nous fait plaisir qu'elles soient rachetées par des gens qui ne sont même pas du coin....

Et puis, aussi, c'est lamentable,  la mairie se préoccupe de tout organiser en fonction des gens qui viennent des villes voisines. Ils ont même modifié le plan de circulation pour l'été! tu te rends compte !  pour ces gens de l'extérieur! Au lieu de faire en fonction de nous ! Il n'y en a que pour eux, sous prétexte qu'ils font vivre les commerces. Moi je vois une chose, on ne se sent plus chez nous. "

 

 

Il s'agit bien entendu à la fois d'une histoire réelle et d'un cas très particulier.

Aucun sociologue digne de ce nom n'en conclurait rien.

N'étant pas sociologue je ne vais pas me gêner pour le faire et mettre cette anecdote en lien avec d'autres conversations que j'ai eues, et qui bien que moins édifiantes étaient un peu du même tonneau.

Je vais même avoir le culot de comparer cela aux propos tenus par Siné qui dans un même billet fustigeait la xénophobie et déplorait la transformation maghrébinisante de son quartier parisien.

 

J'irai bien jusqu'à poser les questions suivantes :

Peut-on à la fois considérer comme " estrangér" un Toulousain (ou pire un Breton)  ET promouvoir l'africanisation de son pays ?

Peut-on souhaiter à la fois une France nouvelle et colorée ET vouloir préserver l'authenticité de sa rue ?

 

La réponse logique est non.

La réponse de gauche est parfois (souvent ?) oui.

Ces gens me fatiguent.

 

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Published by dxdiag.over-blog.com - dans gauchistes et bobos
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commentaires

Cretinus Alpestris 23/02/2012


Non mais franchement, Dixie, vous avez de drôles fréquentations.


Je pense que La Fontaine devait s'inspirer de tels faits vécus pour rédiger ses fables.


Vous pourriez faire de même : remplacez votre connaissance par un cochon grasouillet et finissez par une morale de quelques lignes :


L'Africanisation, oui ! Mais pas chez moi.


 

Carine 23/02/2012


Cretinus Alpestris


Alors, pas de coucou ? 


ya du laisser aller chez les Chuiches.

Le portulan te ment 24/02/2012


Chère Dixie, votre copine-mémère est plutôt de droite dans ses bottes : elle prône à la fois l'antiracisme ethnique et l'antiracisme social, la vie contre la mort, mais pas la renaissance avec
des "riches" qui entretiennent les vieilles poutres.

Lepante 25/02/2012


"Je lui dis que j'aime beaucoup ce bel endroit, et  que je suis heureuse de voir que depuis quelques années des touristes l'ont découvert pour les vacances : ils ont remis un peu de vie
dans les ruelles que j'ai connues désertiques et surtout tristounettes, impulsé par leur présence régulière l'ouverture de quelques jolis restaurants et de petits magasins originaux, et surtout,
surtout, ils ont restauré des maisons anciennes qui n'étaient plus entretenues depuis des lustres et dont maintenant les fenêtres repeintes sont ouvertes au moins pendant la durée des vacances
scolaires."


Des touristes qui envahissent nos rues, génèrent l'ouverture de restaurants et magasins "originaux" et qui occupent nos maisons... Il y en a de plus en plus, et pas seulement pendant les vacances
!



raison 06/03/2012


Le problème avec ce genre de personne ( que l'on croise souvent au demeurant ) est que si l'on commence à lui mettre le nez dans ses contradictions ( assez schizophrènes il faut l'avouer ) le
rationnel disparait comme par magie à l'aide des mots-baguettes magiques tels que raciste, fasciste pour faire simple. Seuls quelque uns réellement honnêtes intellectuellement acceptent d'écouter
et surtout d'avouer, car là est le vrai problème, leurs profondes convictions. Dans votre exemple, on voit bien que la personne pense un peu comme nous et ressent un peu les mêmes choses que
nous, mais jamais elle n'osera se l'avouer, surement à cause du lavage de cerveau perpétuel orchestré dans les médias dominants.