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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 10:36

manneken-pis.png

                                                   "trouvez moi un nouveau déguisement.....meunon pas en "Marines US"

 

Pourquoi les français aiment-ils tant les histoires belges?

Parce qu'elles sont faciles à comprendre.

 

 

Espérons donc que les Français comprennent bien la dernière histoire " drôle "qui se passe chez nos chers voisins.

Figurez vous que les Belges, ah ah sacrés Belges, ont fait venir tant de musulmans chez eux, qu'ils ne savent pas bien comment se passera la suite de leur vivre-ensemble lorsque cette communauté sera majoritaire dans leur capitale, et probablement dans leur pays (Ce qui ne saurait tarder, pour tous ceux qui considèrent que  20 ans, ça passe très vite, surtout à l'échelle de l'histoire).

 

Il n 'y a vraiment que des Belges pour ne pas deviner que de remplacer des Belges par des musulmans et de les appeler belges, allait changer le contenu de la boîte Belgique jusqu'au moment où le changement serait tel que seul le nom de la boîte Belgique perdurerait tandis qu'il désignerait tout autre chose que ce qu'il désignait auparavant !

 

Les Belges, décidemment toujours lents à la détente^^,  ne se sont visiblement pas inquiétés lorsque quelques vieilles badernes les ont alertés en criant :

"Mohamed est le premier prénom des nouveaux nés à Bruxelles , une fois"

Ah ah ah une fois ! mais non... plusieurs !

Sont rigolos ces Belges.

 

Entre deux frites, ils ont même réussit à croire que l'islamisation de leur pays était un fantasme.

Nos pauvres voisins ne voulaient pas s'inquiéter parce que les statisticiens leur disaient que les musulmans représentaient 5, 8 % de la population.

Ils ont cru que c'était "tout bonnement exemplatif"! (ils sont drôles et ils ont des expressions amusantes)

Entre deux bières, ils n'ont pas compris que ce chiffre était évolutif et que ce qui importait était la dynamique démographique.

Pourtant, cette population minoritaire, s'était montrée assez voyante : comme par exemple à Anvers, ville où 40% des enfants des écoles élémentaire sont musulmans et qui compte désormais un premier tribunal islamique.

Mais non, ils n'ont rien voulu voir,  et maintenant voilà qu'on leur explique qu'il va falloir qu'ils apprennent à vivre avec cette nouvelle majorité, qu'il leur faudra s'y "préparer " (comme s'il était le moins du monde ordinaire qu'on ait à se poser même la question de savoir comment on va préparer la cohabitation de concitoyens entre eux : Ah ces Belges !)

 

Ils en arrivent à se poser des questions amusantes comme celle ci :

On ne peut plus leur dire : "Ecoutez, voilà le deal : si vous venez chez nous, c’est comme cela qu’il faut fonctionner" puisque ces gens ne sont pas venus chez nous, ils sont nos concitoyens. J’ai une question. Qu’est-ce qu’on peut faire aujourd’hui pour rattraper ce train qu’on n’a pas pris ?

Sont rigolos non ?

Bien entendu la réponse intelligente que ferait un Français à cette question serait de dire, d'une, qu'il faut éviter d'utiliser toute référence aux trains quand on parle de ce sujet sous peine d'accusation de dérapage, et de deux, que seule l'arrivée de nouveaux trains pleins de musulmans, justement,  serait en mesure de répondre au magnifique défi qui est le leur.

 

Sacré Belges, tiens !

Manquerait plus qu'ils aient envie de rester entre eux autour de leur Manneken pis, de se replier frileusement sur eux mêmes, tout ratatinés dans un "entre-soi" ( comme ces salauds de Hongrois...pis de Japonais, pis de Tunisiens, pis d'Ougandais, pis de....tout le monde sauf l'Europe en fait).

 

Oui, Sacrés Belges et, je le dis d'autant plus tranquillement que j'ai moi même du sang belge ( on est tous étrangers !). Ce ne sont pas les français qui feraient ce genre de bêtise.

 

Et non ! ¨Parce que nous, les Français,  avec notre pourcentage de musulmans un peu équivalent, et bien on n'a pas de problèmes. Voilà ! Et on n'en aura pas. Et non !

 

Déjà, les nôtres ne seront jamais majoritaires, : d'abord, et surtout, parce que nous l'avons décidé ainsi... et qu'ici ce sont les idées qui prévalent sur les chiffres.

 

Chez nous, 6% restent 6% ( ou 7, ou 8 ) !  même si les vieux indigènes meurent, même si les jeunes indigènes s'en vont pendant que de nouveaux musulmans arrivent par centaines de milliers, pour faire parfois le travail que les autres ne veulent pas faire ( acteur, footballeur, chanteur, humoriste, videur, prof, flic, militaire, politicien, vendeur à la Fnac, chez Monoprix, kinésithérapeute, informaticien, épicier, restaurateur, journaliste, président du Mrap, figurant dans la campagne Hollande....etc etc), et pour faire souvent les enfants que les français hésitent à faire (on a peur, on ne sait pas de quoi demain sera fait, si c'est pour faire des malheureux, comment qu'on va payer leurs études, on verra ça quand on aura un master, un CDI, une maison, plus de dettes, le temps)...

 

Non non, ici un pourcentage est comme un nombre d'or.

Il nous protège.

Minoritaires un jour, minoritaires toujours.

 

De plus, les nôtres sont très intégrés, ou en cours d'intégration, ou en cours de recevoir toutes les aides à mettre en place pour favoriser leur intégration.

 

Chez nous, il n'y a aucun problème et si on veut simplement se donner la peine de généraliser le halal, de construire 4000 mosquées, des cimetières particuliers pour eux, de leur enseigner l'arabe en important des profs saoudiens pour qu'ils lisent encore mieux le coran, alors, au bout d'un moment,  on pourra constater que "nos" musulmans sont très peu intéressés par le fait religieux et que s'ils séparent en permanence le pur de l'impur c'est juste une sorte de petite manie qui ne porte guère à conséquence.

 

Chez nous donc, dans notre chère France, protégés comme nous le sommes, le seul risque que nous courrons est celui de mourir de rire en regardant les Belges faire les imbéciles.

 

Ils sont tellement comiques que même leurs musulmans sont plus drôles que les nôtres.

 

Ils en ont qui se plaignent d'être obligé de voter alors qu'on ne devrait pas avoir le droit de voter car les lois sont déjà toutes écrites par alla ! marrant non ?

Ils en ont même qui organisent des conférences (sic) pour raconter "10 histoires réelles sur les djinns". Mort de lol une fois.

 

ça me rappelle les blagues classiques,  si connues mais toujours si drôles :

 

Comment fait-on pour faire avaler un coran à un belge ? en le remplissant de frites !

 

Et celle là :

Comment fait-on pour reconnaître un bébé belge dans une maternité ?

On ne peut pas, on croit que c'est un "nouveau français".

 

Oui, bon, pas trop drôle, finalement....

 

 


 

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13 janvier 2012 5 13 /01 /janvier /2012 17:45

attention école

 

 

Un petit marseillais est privé de classe depuis presque une semaine.

 

Lundi, alors que l'enfant souhaitait exercer son droit à la mobilité, c'est sans concertation ni dialogue, qu'apparemment sa maitresse de CM2 est venue s'interposer entre lui et la sortie de l'école, glissant peut-être avec  malveillance, son cou dans l'espace entre les deux mains du bambin.

 

Le journal "La Provence", n'hésite pas à utiliser un titre accrocheur et parle de cet événement comme d'une "tentative d'étranglement", sans attendre la moindre enquête.

Que n'ont-ils lu Mucchielli pour apprendre que la violence est une construction et qu'il est dangereux de ne plus appeler les choses par leur nom en les dramatisant.

Parler de "tentative d'étranglement" pour désigner le fait de serrer ses deux mains autour d'un cou prouve qu'une fois de plus, c'est l'exacerbation de notre sensibilité qui est en cause : nous ne supportons plus rien et, vivant dans un monde Hyper-Secure, le moindre petit désagrément prend vite pour nous des allures de drame.

 

Vu l'âge de l'enfant, et le fait qu'il ne soit pas connu des services de police, rien ne permet d'imaginer que son geste ait été plus qu'une maladresse.

Le fait même que la maitresse ne "souffre pas de blessures graves" semble le prouver ( dans la téci si té pas content, tain l'autre, tu l'alignes à donf).

 

Vu la façon dont le journal local rend compte de ce simple fait divers, nous ne pouvons que nous attendre à une récupération de la part des gens d'extrême droite, prompts à faire tous les amalgames et qui vont une fois de plus oublier le comportement quasi-exemplaire de la majorité des élèves, dont certains ont même été jusqu'à tenter de secourir la maitresse ou d' appeler ses collègues à son secours. En pleine poussée du FN, alors même que la réacopshère grouille de bloggeurs ignobles, cet article est pour le moins maladroit et risque d'être honteusement comptabilisé dans la liste interminables des faits-divers-isolés-qui-n'ont-rien-à-voir-les-uns-avec-les-autres, mais  que les méchants accumulent, néanmoins.

 

Les journalistes feraient donc mieux, une fois de plus, de se taire et de laisser la police enquêter.

L'enquête avance d'ailleurs à grands pas et aucune piste n'est négligée : on apprend qu'il semblerait "que ce garçon ait en plus un terreau psychologique favorable à ce type d'agression ".

On s'oriente donc vers une explication psychologique de l'événement, et on saura bientôt si , comme cela est probable, nous sommes une fois de plus devant un cas de souffrance psychologique secondaire à la pression exercée par une société trop violente (... bien que ne l'étant pas : confer supra)

 

C'est sans vouloir stigmatiser qui que ce soit, que nous nous contenterons de remarquer quelques propos  regrettables tenus par l'inspecteur d'académie adjoint Alain X devant quelques journalistes.

Ce monsieur, afin probablement d'apparaitre modéré,  a décidé de ne pas renvoyer l'élève... qui se serait " retrouvé à la rue " (ah elle est loin l'époque où tout élève renvoyé se trouvait affecté dans un autre établissement du service public^^), mais un peu plus loin, il se dévoile en nous livrant sa vision - très personnelle -des quartiers :

" Je pense aussi que ce qui se passe dans les cités, malheureusement, ne peut pas ne pas arriver d'une certaine façon à l'école : elle n'est pas étanche ! Mais elle reste en ce moment la seule institution stable, et de loin, dans le paysage, un des seuls endroits où la règle existe, où il y a des repères, parfois, c'est vrai, mal vécus par les enfants qui par ailleurs, n'en ont pas"

Le quartier et donc ses habitants sont une fois de plus mis en cause et si on ne l'arrête pas, cet inspecteur d'académie pourrait bien aller jusqu'à critiquer la culture de la téci....et pourquoi pas bientôt ceux qui la développent et la maintiennent : ses habitants.

 

Espérons en tout cas que l'enfant retrouvera bien vite tous ses camarades et que les enseignants veilleront à lui éviter la violence symbolique que d'aucuns pourraient vouloir lui faire subir. Car il n'est pas dit que la méchante rumeur ne se répande dans l'école et qu'il soit désigné par tous, non comme victime, mais comme coupable de ce geste, lui qui avait su ne pas se faire connaître des services de police depuis onze ans.

Espérons que ce pauvre enfant ne reste pas marqué à vie ( enfin pour les quelques mois qui lui restent à passer en CM2) et qu'il puisse rejoindre en septembre prochain tous ses amis de la 6° "Alfred de Musset" du collège "Du bois joli dont on fait des flûtes" à Marseille.

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12 janvier 2012 4 12 /01 /janvier /2012 09:45

 

Action Discrète : Intouchables - Watch more Videos at Vodpod.

 

 

J'ai voulu regarder mardi soir, le premier sujet de l'émission "ce soir ou jamais", et suis bien entendu restée  devant le poste presque jusqu'au générique de fin.

 

J'apprécie particulièrement Taddéï, et sa façon d'inviter toutes sortes de gens dans son émission, y compris des gens très grognons.

D'ailleurs, c'est chez lui que j'ai vu pour la première fois Richard Millet par exemple, et qu'il m'a été immédiatement sympathique tant il faisait peu d'efforts pour l'être.

Ce soir là, il n'y a avait pas de Millet pour mettre de l'ambiance et le rôle du méchant était tenu par un monsieur Nemo, non pas capitaine mais philosophe et dont on comprit dés qu'il prit la parole , que malgré son air bonasse, il ne risquait pas de gagner le concours de camaraderie auquel les gens de gauche s'obstinent à vouloir participer... éventuellement jusqu'à ce que mort s'en suive (la notre de préférence).

 

Je faillis tout de même un moment éteindre, pour cause de "Sollersophobie" :

Un début d'allergie m'avait fait prendre Sollers en rhume des foins depuis un moment déjà en d'autres occasions, mais ( nocivité croissante de l'allergène ou sensibilité accrue de l'allergique ?) mardi il me parut particulièrement insupportable, interrompant sans cesse tous les intervenants pour dégoiser des tirades ridicules, se prenant visiblement pour un Lucchini ou un Jouvet.

Quel plaisir ce fut d'entendre Robert Menard lui dire " le talent n'excuse pas la bêtise"!

La haine croissante entre ces deux là pendant la durée de l'émission faisait plaisir à voir et fit que je me maintins à mon poste.

Il y avait bien entendu plein d'autres invités... dont un historien, un certain Nicolas Offenstadt ...à qui je peux dédier ironiquement le précédent billet.

 

Mais bon, si je vous parle de tout ça, ce n'est pas dans le but de vous raconter toute cette soirée, mais de vous parler de la discussion sur le film "intouchables", que Taddéï avait programmé vers la fin et que j'aurais donc manquée si je m'étais tenue à mes résolutions. (allez, on regarde juste le début^^)

 

Dés que le sujet fut abordé, je me doutais que seul P. Nemo allait monter au créneau et oser toucher aux intouchables, et que même Menard n'aurait rien à dire si ce n'est du positif au sujet de ce "monument du cinéma français".

Bien entendu ceux qui avaient vu le film n'avaient que des éloges à en faire, et ceux qui ne l'avaient pas vu n'avaient aucune critique à formuler.

Le consensus semblait total lorsque P Nemo intervint pour tenter d'expliquer que ce film promouvait les valeurs de la banlieue, et qu'un message était passé au spectateur sous forme de symboles. Il fut rapidement interrompu par tous les autres, plus ou moins outrés, y compris Ménard, comment osait-il en effet, chercher ainsi la petite bête et se livrer au décorticage d'un scénario dont le but n'était bien entendu que de distraire et de rendre les gens heureux.

 

Ainsi donc, mais on n'en sera pas surpris, les mêmes qui passent leur temps à disséquer la moindre phrase pour y dénicher des sous-entendus voire des messages cryptés, les chercheurs infatigables traquant d'infimes traces de sexisme, racisme, homophobie et autres crimes odieux, dans les publications parfois les plus anodines, voudraient non pas pouvoir nous contredire, ce qui serait de bonne guerre,  mais nous interdire jusqu'à la moindre analyse, de ce film prévu pour rester dans l'histoire en tant qu'œuvre majeure du box office.

 

Explicite, implicite ? Hein ? connais pas !

Représentations, images, symboles ? Mais de quoi vous causez ?

 

C'est bien entendu par le pur hasard, et sans "penser à bien", que les scénaristes nous proposent l'histoire vraie d 'un sympathique banlieusard tout en muscles et en gaité qui sut rendre  la joie de vivre à un vieil indigène handicapé par sa paralysie... aussi bien que par sa méconnaissance des pratiques "culturelles" à la mode.

Inutile donc d'y voir quelque intention si ce n'est celle de nous distraire.

Et c'est certainement tout à fait par hasard aussi que le scénario au succès magique semble coller presque point par point avec une belle histoire, dont l'inspiration véridique m'avait semblé évidente l'an dernier :

 

 

Enfin une histoire vraie

( ancien billet)

On est à la limite du plagiat là, non ?

 

Sur ce, je pense que je vais me faire un devoir de regarder ce film pour vérifier mon hypothèse, qui est que  s'il  plait autant, c'est probablement moins pour le message qu'il dissimule que malgré cela...j'ose le croire.

Je me "sacrifierai" donc pour vérifier qu'il s'agit d'un film très amusant, bien joué et distrayant et qui, comme par hasard nous pousse à aimer la diversité.

Certaines publicités sont vraiment très réussies.

 

Je terminerai en vous parlant d'un jeune mal-pensant déconcerté devant la longueur  des queues qui s'étalaient devant les cinémas au moment de la sortie du film. Il avait reconnu dans la foule un groupe d'amis qui lui avaient avoué peu de temps auparavant à quel point ils se sentaient en insécurité dans Paris, à certaines heures et dans certains quartiers, et n'osaient même pas entrer dans les bars s'ils y apercevaient des cpf.

"Enfin, ils ont peur de tous ces mecs et ils vont quand même voir "intouchables" s'étonnait-il.

Oh, mais , justement, m'étais-je dis, ils y vont pour en avoir moins peur.

Je suis bien persuadée qu'une partie de l'incroyable succès de ce film réside également là.

 

 

 

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10 janvier 2012 2 10 /01 /janvier /2012 08:57

illusion.png

 

 

Vous vous en souvenez peut-être, en Novembre j'ai écrit un article fantastique (au sens de "genre littéraire permettant l'intrusion du surnaturel dans un récit", voyons, qu'alliez vous penser ^^).

Je venais d'entendre un géographe expliquer sur France-culture à quel point l'idée même de frontières séparant la France du reste du monde tant sur le plan géographique que symbolique était une idée à la fois erronée et dangereuse.

Ses propos étaient présentés sous le titre de "Et la France dans tout ça ? ", dans le cadre de l'émission " la fabrique de l'histoire" ( la bien nommée).

J'ai découvert qu' on avait droit une fois par semaine à ce titre ironique, utilisant le parler familier pour mieux sous entendre le peu de cas qu'un intellectuel peut faire de "l'avenir de la France", idée populiste forcément populiste. (ah, c'est quelque chose que  le mépris des classes éduquées pour le "peuple" ...hein mon Bourdieu!)

 

C'est ainsi que j'ai entendu cette semaine une historienne qui tenait avec d'autres mots, des propos à peu près identiques à ceux de son collègue ( m'évoquant des variations de Jean Sébastien Bach en beaucoup moins beau mais suivant le même principe répétitif).

 

Il s'agissait cette fois d'identité nationale et surtout du fait que  celle-ci n'avait jamais été figée mais  constamment redéfinie . Elle était, avait été et serait  mouvante, échappant donc  à tout cadre figé, cette instabilité permanente ne permettant pas qu'on en donne une définition, tout en en faisant la beauté et la richesse.

 

C'est je crois l'argument suprême, celui que les bien-pensants les plus polis et cultivés, finissent par nous servir, à bout d'arguments, souvent après avoir nié pendant quelques heures au moins, que la société Française ait été le moins du monde bouleversée.

" De toute façon la France a toujours changé, son peuple se modifie sans arrêt et sa composition  fluctuante en permanente reconstruction interdit qu'on lui définisse une quelconque identité " concluent-ils de façon, croient-ils, définitive.

 

Il faut dire que si l'argument parait quelque peu tordu, il n'est pas très aisé à combattre tant il  est difficile de nier que la France n'est pas bien entendu restée identique à elle-même au cours de l'histoire et que sa population s'est régulièrement modifiée.

 

Le problème essentiel, quasi-philosophique est donc le suivant : quelque chose qui se transforme en permanence peut-il être défini ?

Sans prétendre avoir toutes les compétences, et de loin,  pour répondre à cette question dorénavant essentielle puisqu'indispensable au débat politique, je vous livre quelques réflexions de simple bon sens qui me viennent à l'esprit :

 

Si l'on change de cadre et qu'au lieu de parler d'identité nationale on se penche sur l'identité que tout un chacun se fait de lui même, on remarque rapidement que nous sommes soumis au même problème que notre vieux pays.

 

Nous ne sommes  plus l'enfant que nous avons été, chaque cellule de notre corps ou presque a été renouvelée depuis notre naissance, nos pensées ont évolué, nos centres d'intérêt se sont déplacés, nos familles sont parfois recomposées, nos savoirs ont changé, et pourtant nous utilisons le pronom personnel pour parler de nous, tant une impression de continuité nous permet d'identifier un "Je" pour designer cette personne qui change sans arrêt.

Notre identité survit à notre changement permanent.

Je crois qu'on peut affirmer que c'est la lenteur de ces transformations associée à notre mémoire biographique qui permet la persistance de cette notion d'identité en nous.

ça et  le fait que nos cellules nouvelles sont les descendants de nos cellules mortes, que nos pensées nouvelles sont en continuité avec les anciennes ou que  quand elles en diffèrent on peut en retracer le chemin, et qu'enfin si  une greffe remplace un jour un de nos organes c'est avec notre accord.

Sur le plan simplement physique,  si nous nous réveillions demain avec dix ans et vingt kilos de plus, et équipés d'une jambe artificielle, la brutalité du changement serait sans doute insupportable.

Et je ne vous dit pas l'ambiance si notre Qi avait changé et que nos conjoints ne soient plus les mêmes.

 

Si donc, un docteur Maboul nous proposait d'intervenir pour modifier définitivement et brutalement notre corps, nos pensées et supprimer notre mémoire, et ce, en une ou deux interventions,  accepterions nous en vertu de l'argument que nous n'avons jamais cessé de vieillir et d'évoluer ? ( sans compter le fait que le docteur Maboul pourrait bien nous proposer de devenir moche et con à la fois !) Je suis bien sûre que non, car si l'on accepte bien de changer puisqu'il le faut...c'est lentement ou en maitrisant un tant soi peu le processus.

 

 

Bien entendu , un bouddhiste vous dirait que le moi n'est qu'illusion et que ce "Je" qui est en nous n'existe pas.

Un moine tibétain en pleine méditation serait en fait assez d'accord avec tous nos géographes et nos historiens de France-culture et ne m'écouterait probablement même pas, tout occupé qu'il serait à se fondre dans le grand tout. Pour ma part j'aurais je crois plus de facilité à  me fondre dans le nirvana de la dissolution totale, entourée par des moines bouddhistes qu'entourée de Sami Nacery et autres Cortex. (dur dur de méditer entouré de gens si bruyants)

Cela prouve certainement  que je suis très loin d'atteindre le stade du bouddha ou même celui du Bodhisattva, mais j'ai l'intuition que les nouveaux copains qu'on nous impose en sont encore plus éloignés...

En tout cas la disparition de l'illusion du moi est censée nous apporter l'extase....on en est loin.

 

 

Par contre il est des cas de disparition de l'identité qui ne s'accompagnent d'aucune extase bien au contraire, et lors desquels l'individu ayant plus ou moins perdu cette notion du "Je" est en état de souffrance intense, d'anxiété extrême, avec un risque important de "passage à l'acte". Perdant la maitrise de ses pensées, parfois la mémoire de ses propres traits, certains malades sont soumis à une véritable torture mentale et leur identité perdue est un enfer.

 

Je crains bien qu'en fait, nous ne sachions plus très bien où nous en sommes ni qui nous sommes...mais malheureusement comme des schizophrènes bien plus que comme des bouddhas.

Mais bon, on va bien trouver un neuroleptique de dernière génération quelque part, non ?

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7 janvier 2012 6 07 /01 /janvier /2012 12:42

good cop bad cop

 

Dans la même veine que l'article de Sage dont je parlais mercredi, mais avec un "je ne sais quoi "qui me porte à le croire moins sincère que le bloggeur en question, Hervé Algalarrondo, rédacteur en chef adjoint au Nouvel Observateur, a publié en septembre un essai intitulé " la gauche et la préférence immigrée".

Je découvre seulement maintenant ce livre pamphlétaire ( d'après son auteur), alors que visiblement, beaucoup en ont déjà parlé.

Quelques extraits de cet essai sont disponibles sur le net et un interview édifiant est disponible ICI.

 

Plus malin et surtout plus réaliste  que d'autres, ce journaliste semble, avoir découvert  que la xénophilie systématique dont fait preuve la grande majorité des dirigeants de la gauche française est une erreur stratégique.

Cette xénophilie systématique finit en effet, découvre t-il, par agacer le péquenot de base, le titiller, le rendre jaloux, et figurez vous que  le prolétaire, l'ouvrier, l'employé, abandonné comme un chien au bord de l'autoroute de la mondialisation, bêtement,  se "lepenise".

Et là, c'est le drame.

 

C'est alors qu 'Hervé Algalarrondo décidant de mettre un peu d'ordre dans tout ça, se fâche un peu : "Non à la prolophobie", dit-il, accusateur, à la gauche bobo, et "Non à la lepinisation", dit-il, gentiment, au prolo.

 

Son essai semble avoir déclenché un mouvement de satisfaction, au sein d'une partie du groupe des méchants.

"enfin un livre salutaire", "la thèse frappe la gauche au bon endroit", "un livre au titre courageux", lit-on ici ou là.

 

mouais mouais mouais.

 

J'ai bien écouté l'entretien qu'il a donné à Novopress lors de la sortie de son livre.

 

 

Il me semble que H. A. ait surtout paniqué à l'idée que la gauche puisse perdre son électorat populaire, et ait tenté grâce à cet essai, essentiellement de colmater une fuite.

Je ne suis pas bien certaine que monsieur HA se soit réellement mis à la plomberie, sérieusement.

Je ne suis pas bien certaine qu'un prolo abandonné par la gauche mais non-lepenisable fasse pitié à  monsieur HA.

J'ai plutôt l'impression que monsieur HA  n'est pas content que l'on ait abandonné Médor essentiellement parce que Médor veut mordre au lieu de se coucher sur le flan pour mourir en fichant la paix à tout le monde.

 

Incroyable , nous dit-on, que ce livre ait été écrit par un rédacteur en chef adjoint du nouvelobservateur ( partenaire de Terra Nova, Think tank appelant à changer le peuple !)

Et oui, incroyable !

Incroyable aussi que parfois un policier se montre très très sympa avec un détenu pendant une garde à vue.

Incroyable, oui,  qu'on nous fasse tout simplement  le coup du " good cop, bad cop".

 

"T'inquiète mon gars, mon collègue est un peu salaud avec toi, il s'rend pas compte, à moi tu peux m'parler, j'te comprends,  j'vais même lui en toucher deux mots t'va voir "

 

"EH ! Jo, arrête de faire ton vache avec le détenu, ici on veut pas de bavure!!!"

 

"Ah,  t'as vu ? ,t'as vu comment j'lui ai parlé, hein ! t'inquiètes, avec moi ça va aller...et pis tu sais, mon collègue, il est pas si salaud en fait, juste y se rend pas compte"

 

"ça va, t'as confiance là, hein... fais comme j'te dis d'faire, tu vois que j'suis d'ton coté"

 

 

Vous pensez que j'exagère ?

Peut-être... et l'avenir le dira quand le grand moment de la Sortie Généralisée Du Flou Artistique sera venu.

Alors, ce n'est pas grave, si jamais j'ai été trop sévère,  je dirais juste " pardon monsieur Algalarrondo, j'ai douté ".

 

 

En attendant j'ai bien écouté l'interview qu'il a donné à Novopress, et j'ai bien entendu du Coluche :

 

"y en a marre de ces immigrés qui viennent bouffer le pain de nos arabes." !!!!!!!!

 

Je vous jure !

 

Bon, c'est vrai, ce n'étaient pas les même mots, mais monsieur HA dit vraiment la même chose, jugez en par vous même :

"les nouveaux arrivants sont des gens qui peuvent prendre des boulots que pourraient faire des gens déjà présents sur le territoire, à commencer par les immigrés légaux installés en France".

Tel quel !

On voit donc que  le lien immigration-chômage ne pue pas de la bouche à la simple condition que ce soit au "sur-chômage des jeunes issus de l'immigration" qu'on fasse référence.

Etonnant non ?

 

Et donc, patience, lorsque le Fransiscan aura remplacé la France, nos idées seront enfin défendues, vous verrez : le changement de paradigme permettra que  ce nouveau-pays-là ait droit à la défense de son identité et de ses frontières.

Car ce ne sont décidemment pas nos conceptions en soi qui leur déplaisent...c'est juste NOUS qu'ils ne peuvent pas sentir en peinture.

Après ils s'étonnent qu'on le leur rende bien.

( Et ils n'ont pas encore tout vu)

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4 janvier 2012 3 04 /01 /janvier /2012 10:23

main-tendue.png

 

Vous n'avez pas pu rater ça. Un article de Philippe Sage appelle au dialogue avec le camp de l'extrême méchanceté.

C'est un  article très sympathique qui prône la discussion et l'ouverture à l'autre, quand bien même  ce dernier serait tenté par un vote moralement interdit.

Philippe Sage ( qui soit dit en passant reste un des gauchistes les plus aimables de toute la blogosphère) réalisant (c'est qu'il n'est pas bête, en plus) qu'il est contreproductif d'insulter et de diaboliser l'électorat ennemi, tente de convaincre ses coreligionnaires ( les toussevautistes) que les électeurs potentiels du FN sont des êtres humains comme les autres.

Il propose qu'on veuille bien faire pour eux comme on fait pour les assassins ordinaires et considérer que leurs crimes de pensée sont des appels à l'aide, des cris de souffrance de bêtes blessées par la vie, qu'un regard compassionnel accompagné d'une main tendue pourrait doucement ramener dans le troupeau.

Bref, il veut leur donner une deuxième chance. Le brave garçon.

Son texte m'a émue.

J'ai eu honte tout à coup.

Oui, honte de la façon dont nous, les méchants, traitons les gauchistes.

 

Car que faisons nous, tous sur nos blogs, si ce n'est de les railler, les insulter, les traiter d'imbéciles ou de traitres ? Quand prenons nous le temps d'écouter ce qu'ils ont à nous dire, de nous mettre à leur place sans les juger, d'essayer de comprendre comment on peut être à la fois aveugle et sourd sans même en avoir conscience ?

 

Nous voyons leur air béat, entendons leurs raisonnements pathétiques, constatons les contradictions permanentes dont ils font preuve et que faisons nous ? Nous nous moquons !

 

Mais que savons nous de ce qui se cache derrière leurs regards naïfs ? Qui nous prouve qu'ils ne possèdent pas  quelques circuits neuronaux encore utilisables ?

Et si leur petit cœur pleurnichant en permanence sur tout ce qui est étranger , surtout si c'est  nocif, cachait en fait un cerveau, un vrai cerveau prêt à fonctionner ?

Oui, je sais qu'ils sont ridicules, qu'ils passent leur temps à donner de faux arguments et que lorsqu'on les accule au pied du mur de leurs affirmations paradoxales, ils finissent ratatinés en boule par cracher des phrases toutes faites et des généralités sans fondement.

Mais ils y croient...

 

Oui, je sais, cela  parait à peine croyable, mais ils croient à ce qu'ils racontent ! Ils croient sincèrement que si on ne se voit aucun ennemi on n'en a pas, que si on est dociles on servira d'exemple au monde entier, que si on nous greffe une nouvelle tête on se sentira mieux qu'avant.

 

Ne les repoussons pas : ils souffrent. Telle une minuscule trace de vie persistante sur une planète dévastée, un petit quelque chose au fond d'eux leur murmure que la botte souveraine de la réalité est en marche, que le roi est nu et que son cul lui pèle.

Ecoutons les patiemment, ne les interrompons pas, ou alors simplement pour les conduire vers le bout du bout de leurs raisonnements, avec douceur.

D'un ton très patient et doux, susurrons leur " mon gros lapin, tu la vois comment la suite..."

et parfois, les larmes aux yeux, le gauchiste ayant vidé entièrement son sac, constatant le vide sidéral qu'il y a au fond, s'écroule devant nous comme un enfant épuisé de larmes et là, c'est le miracle : il se convertit !

 

 

Allons mes amis, certains sont récupérables. Ne les laissons pas tomber !

 

 

 

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2 janvier 2012 1 02 /01 /janvier /2012 15:15

maison-blanche.png

 

Autrefois à l'école, on nous faisait faire des " rédactions". Ce travail consistait à remplir une ou deux pages d'un cahier à carreaux avec un petit texte de notre cru portant sur un sujet imposé par l'institutrice.

J'aimais particulièrement cet exercice, y trouvant l'avantage incommensurable de pouvoir l'effectuer sans avoir aucune leçon à apprendre.

Un thème particulièrement classique revenait régulièrement : " racontez vos vacances" nous disait-on avant de nous laisser à nos cahiers, et aux souvenirs tout frais que nous nous mettions alors à faire revivre presque en silence, accompagnés du seul bruit des stylos sur les pages et de rares mouvements de pieds sous les tables.

De retour après cette période de fêtes, sans doute propice à une certaine nostalgie, j'ai eu envie de me livrer de nouveau, des décennies après, à cet exercice, et je vous propose donc ma rédaction de rentrée : 

 

 

Pendant les vacances je suis allée près de Paris, qui est la capitale de la France, dans l'endroit où j'habitais quand j'étais toute petite avec Pépé et Mémé.

ça a beaucoup changé. Les maisons et aussi les gens dans la rue.

Au début, il y avait plein de toutes petites maisons pas toujours très jolies mais avec de petits jardins devant ou derrière, et souvent les messieurs dans la rue avaient des casquettes et de petits chiens et les gens  disaient bonjour monsieur bonjour madame et aussi mademoiselle.

Après ( quand j'avais déménagé et que Pépé et Mémé étaient un peu vieux) ils ont enlevé les petites maisons et à la place ils ont mis de grands immeubles très beaux parce qu'on voit les arbres dedans et avec le ciel ça fait plein de couleurs bleues et vertes qui vont bien ensemble et ce sont des bureaux.

Ensuite il y a eu plein de messieurs bien habillés avec des costumes qui sont arrivés. Ils marchaient  très vite avec des attachés cases et ils n'avaient pas de petits chiens parce que ça les aurait trop encombrés dans leur bureau.

Maintenant on dirait que les messieurs bien habillés sont toujours dans les immeubles (on les voit quand ils allument le soir à l'intérieur parce que c'est vitré) mais dans la rue ce n'est pas pareil parce qu'il y a plein de gens qui ne sont pas vieux et qui sont habillés pour faire du sport. Pourtant ils n'ont pas l'air de faire du vrai sport : ils sautillent juste un peu sur place à la sortie du métro ou bien ils ne bougent pas à coté du café, juste ils rigolent en regardant les gens et ils font du bruit et bougent les bras. Il y en a vraiment beaucoup et ça ressemble à d'autres pays qu'on voit à la télé alors  ça doit être pour ça que madame Joly a dit que " Sarkozy c'est l'africanisation de la France".

Je me demande où est le bureau des Afriques mais peut être qu'on les empêche d'entrer pour travailler derrière les vitres parce qu'ils ne veulent pas mettre des habits comme les gens qui sont dans les immeubles. Je ne sais pas pourquoi mais ça donne envie de rentrer très vite à l'appartement au lieu de donner envie de se promener à regarder les magasins. Ils rigolent beaucoup mais on n'a pas l'impression qu'ils voudraient rigoler avec nous. C'est bizarre.

Au grand magasin il y a plein de gens qui ressemblent un peu à  ceux qui sont habillés en sport mais eux ils travaillent. A l'entrée il y avait plein de gens costauds comme Omar Sy (celui qui est très gentil dans le film et aussi en vrai et c'est pour ça que c'est un beau film)

Je ne sais pas si les blancs n'ont pas le droit de travailler dans les magasins.

Un moment j'ai cru que oui parce qu'à une des caisses la dame qui travaillait était blanche avec des cheveux jaunes mais après j'ai vu qu'elle parlait comme les russes. C'était peut-être pour ça qu'elle avait le droit.

Après on a pris le métro mais  d'habitude on prend la voiture.

Je n'ai pas trop aimé parce qu'il y avait plein de monde, les gens passaient très vite et on était tassés avec eux et ils n'avaient pas l'air très contents du métro.

Il y avait encore plein de jeunes habillés en sport et plein de Omar Sy : eux ils avaient l'air de bien rigoler. Pas comme les dames avec des foulards qui avaient l'air très timides mais c'était peut être à cause de leur monsieurs barbus qui avaient l'air sévères. Comme ils venaient d'Afrique du Nord on pouvait encore dire comme avait dit madame Joly.

Je n'ai pas tellement aimé le métro mais à un moment c'était écrit "maison blanche" et ça c'était vraiment très très rigolo  à cause de la couleur des gens qui attendaient en fumant et en se criant dessus mais c'était pour rire.

Le métro c'était quand même pratique pour aller chez les chinois. Chez les chinois aussi ça avait changé parce qu'il y avait plein d'Afriques qui se promenaient.

 

 

Ensuite on a changé d'endroit pour les vacances.

 

Je suis allée voir les vaches dans l'endroit où j'habitais avant d'en avoir marre de la pluie.

C'est un endroit très joli, avec beaucoup de pommiers. Quel dommage qu'il pleuve tout le temps, mais aussi c'est pour ça que l'herbe est si verte.

C'était pareil qu'avant et rien n'avait beaucoup changé mais c'est peut-être parce qu'il n'y a pas très longtemps que j'ai déménagé. Il y a eu de la pluie comme d'habitude  mais les gens étaient très gentils, en plus ce sont des amis. Dans cet endroit là il n 'y a pas d'Afriques et presque pas de jeunes habillés en sport, et les gens disent que ça ne serait pas grave du tout qu'il y en ait comme à Paris . Les gens sont  contents, ils aiment tout le monde, et ils vont tous voter Hollande parce qu'il est mou mais que les autres sont très méchants ou très bêtes ou les deux.

Je leur ait dit que mon endroit de quand j'étais petite était devenu très bizarre, mais ils m'ont expliqué que c'était normal parce que les africains n'ont plus rien à manger et en plus il viennent nous aider avec le travail que les autres ne veulent pas faire.

Du coup je me suis demandée comment ça  va faire quand tous les gens qui meurent de faim vont venir rigoler à la sortie du métro et près des bistrots et chez les chinois ou à la station maison blanche en criant dans des téléphones.

Et puis je ne comprend pas non plus pourquoi les blancs  refusent de travailler dans les magasins. C'est bizarre parce que quand j'étais petite ils avaient l'air de bien vouloir.

Après je me suis dit que peut-être les gens qui vivent près des vaches ne m'ont pas tellement écoutée quand je leur ai raconté mes histoires de Paris.

Ce n'est pas très grave parce que quand leur endroit aura beaucoup changé ça leur fera bizarre à eux aussi et peut-être que, même gentils comme ils sont, ils trouveront que ça donne  moins envie de se promener et plus envie de rester dans les appartements.

 

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20 décembre 2011 2 20 /12 /décembre /2011 16:06

guitare-seche.png

 

Bon, ce coup-ci, après Pierre Perret,  je m'attaque à Brassens.

Histoire de finir l'année, non pas en beauté, mais... en méchanceté.

 

sur l'air de "chanson pour l'Auvergnat"♫ :

 


 

Chanson pour le muslim :

 

 

Elle est à toi cette chanson,

toi le muslim qui sans façon

as installé tant de mosquées

dans mon pays plein de clochers.

Toi qui cries qu'alla est akbar

qu'il détruira tous les kouffars,

et nous empêches de riposter

en hurlant au discriminé.

 

Ce ne sont que salles de prières

croit-on souvent naïvement,

mais ils font des cours aliénants

dans leurs écoles particulières.

 

Toi le muslim quand tu pourras

Quand l'occasion se présent'ra

Quitte les impies en t'en allant,

chez les musulmans.

 

 

 

Elle est a toi cette chanson,

toi le "bobo" qui sans façon

nous fais des leçons de morale

sur un ton inquisitorial.

Toi qui interdis qu'on demande

le pourquoi de cette propagande,

et fais semblant de croire que

rien de bien grave n'est en jeu.

 

Ce n'est qu'un peu d' diversité,

pas de raison que l'on panique

pourtant l'effet démographique

serait affreux à contempler.

 

 Toi le bobo quand tu auras

un fils qui  en sixième ira,

mets le en collège de quartier;

tu pourras parler.

 

 

Elle est a toi cette chanson,

toi l'attali qui sans façon

nous pries de nous diversifier

nous dis que "c'est ça ou crever".

Toi qui conseilles le  métissage

tout en gardant les avantages

de  toujours rester entre soi,

comprends donc notre désarroi.

 

Ce n'est qu'un peu de mouvements

de mélange et de mixité,

mais ton groupe n'est pas concerné

tu nous prends vraiment pour des glands.

 

Toi l'attali quand tu cesseras

de croire qu'on en a après toi,

tu seras peut-être solidaire

derrière nos frontières.

 

 


 

 

Que le muslim modéré (oui, il n'y en a qu'un), qui souhaite seulement prier allah, très peu, et  sans emmerder le monde, veuille bien m'excuser.

Que le bobo non musulmophile ni xéno-addict aille en paix.

Que le juif non métissolâtre ne se sente pas visé.

Que Brassens "me le pardonne"....

 

 

 

Bonne Année à tous ( enfin presque)

 

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18 décembre 2011 7 18 /12 /décembre /2011 16:05

Nativite--Giotto-.png

 

Afin de tromper l'ennemi et pour éviter la censure,  j'ai choisi de ne pas titrer mon billet "joyeux Noël".

Il ne s'agit bien entendu que d'une ruse.

 

C'est que j'y tiens, à mon héritage chrétien, et que j'assume parfaitement d'y tenir.

 

Si je vous disais que je vais même sortir les très gros santons que je possède (et ben oui !) et installer une petite nativité dans mon salon ! Hein ! Qu'est ce que vous dites de ça ?

Ah ah !  ça vous étonne !  car vous connaissez mon agnosticisme.

 

Mais, si un jour j'ai le temps, je vous raconterais comment, j'ai pendant des années chez mes grands parents, joué à la poupée avec une statuette de vierge à l'enfant. Statuette en plâtre doré et dont il fallait sans cesse récoler la tête qui se détachait, ce qui entrainait chez moi une sorte de pulsion maternelle (ou médicale ?), un geste compulsif qui me faisait la prendre pour la  coucher doucement entre les draps et les couvertures, à l'intérieur du placard de Mémé.

C'est probablement cette activité ludique, mais sérieuse, pratiquée de manière précoce, en période d'attachement, qui fait que le petit jésus : et bien j'y tiens.

( Et quand c'est peint par Giotto, j'y tiens par dessus tout)

 

Donc, vous disais-je, les santons.

Oui, bon, les santons, d'accord, mais peut-être pas tous les santons, quand même.

Et bien non! et j'ai décidé d'exclure ( parfaitement!).... les rois mages.

Parce que les rois mages, figurez vous qu'ils m'ont parlé toute l'année, alors bon....pour Noël, thanks but NO thanks !

 

rois mages

On va donc essayer de faire Noël sans eux (et on devrait y arriver).



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17 décembre 2011 6 17 /12 /décembre /2011 10:43

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Une étude attentive de quelques faits divers particulièrement épouvantables, récents ou non, permet de conclure que l'humanité se sépare en deux groupes, très distincts.

Les faits sont là, et bien que ce constat soit douloureux pour tout amoureux de l'égalitarisme, il faut bien accepter l'évidence : l'humanité est divisée.

En deux groupes :
Une partie de l'espèce humaine est constituée d'individus influençables.

L'autre non.

 

Un groupe est constitué d'individus peu manipulables (qui  peuvent éventuellement être soumis à un véritable lavage de cerveau sans en subir aucun effet).

Un autre groupe, que l'on peut manipuler, orienter, embobiner même, constitue" l'extrêmdroite":

 

Il est parfois difficile de reconnaitre l'appartenance d'un individu à ce "mauvais" groupe.

Il arrive que l'on ne sache même  pas que l'on a affaire à un d'extrêmdroite tant qu'il ne nous montre pas sa carte du FN ou son blog islamoréfractaire.

Par contre, lorsqu' un individu commet l'irréparable, tire sur la foule, assassine son prochain, une rapide enquête permet presque toujours d'identifier des éléments prouvant qu'il est d'extrêmdroite , donc hautement influençable (par définition).

Cette appartenance du tueur à ce mauvais groupe, justifie alors que logiquement, on puisse penser que la faiblesse de son esprit ne lui a pas permis de résister aux messages de haine xénophobe véhiculés , comme chacun le sait, par toute personne qui fait obstacle au projet d'amour universel proposé par une partie de l'humanité des européens.

Ce lien évident de cause à effet, conduit alors les gens très intelligents (du premier groupe ) à se dire que par soucis de prévention, pour s'attaquer aux racines du mal, ce sont toutes les idées " d'extrêmdroite "qu'il faut détruire.

Certaines idées d'extrêmdroite, pourraient en elles-mêmes paraître "modérées", comme celle qui consiste à mettre en doute l'enrichissement que constitue la greffe d'une partie de l'Afrique à l' Europe, l'avenir rieur du multiculturalisme ou  les avantages de remplacer une population chrétienne par une population musulmane...etc etc.

Un naïf pourrait se dire que ces avis, ne constituant pas des appels directs au meurtre, au génocide, au crime contre l'humanité, on ne saurait leur imputer la cause directe de tous les crimes commis par des gens dits d'extrêmdroite.

Mais ce serait oublier la nature particulièrement influençable des personnes du  mauvais groupe, nature qui les pousse éventuellement à commettre des crimes odieux, même quand personne ne le leur a demandé, comme ça, parce qu'ils sont d'extêmdroite,  et sous l'influence de toutes les idées d'extrêmdroite.

Idées qui sont d'ailleurs identifiables comme étant d'extrêmdroite par le fait même qu'elles ont influencé, probablement, les méchants en question. (oui c'est dur à suivre...c'est normal)

Et donc, cela prouve enfin, que le mal est profond, et que l'extrêmdroite doit être définie au sens le plus large, tout  comme la chirurgie doit déborder largement, afin de retirer certaines tumeurs particulièrement malignes, en passant en tissu sain.

 

 

Pendant ce temps là, une partie de l'humanité, qui possède visiblement un gène particulier la mettant à l'abri de toute influence criminelle, peut, en ce qui la concerne, être soumise quotidiennement au matraquage par toutes sortes de messages , y compris les plus agressifs, sans que cela ait la moindre conséquence sur ses actions, quelles qu'elles soient.

Ces gens, n'étant pas d'extrêmdroite, sont non influençables, par définition.

C'est ainsi que la lecture de "mein kampf "ne les rend pas antisémites, les discours des dirigeant d'al-quaida ne leurs donnent jamais d'idées et  les prêches entendus sur al-jazeera and Co n'influencent pas leur vision du monde.

Il serait donc à la fois vain et inutile de chercher en dehors de la singularité de leur parcours (souvent malheureux bien entendu) la moindre explication à leurs actes.

C'est pourquoi le tueur fou, celui  qui pense ou crie alla akbar, est un fou, un être isolé, dont les actes ne pourraient en aucun cas être prévenus par la lutte contre des idées, y compris celles qu'il prétend défendre. Car tout fou qu'il est, et  quand bien même il avouerait avoir tué des infidèles au nom d'un livre appelant à tuer les infidèles, on ne pourrait pas dire qu'il a été influencé puisqu'il est non influençable.

La preuve ?

Mais c'est très simple : il n'est pas d'extremdroite !

 

Comment ça vous n'êtes pas convaincus par ma démonstration ?

 

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