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12 août 2012 7 12 /08 /août /2012 10:11

jouet-voiture.png

 

Il m'arrive de surprendre les conversations des messieurs entre eux.
Ils discutent de modèles et de marques : ils ont soudain envie de changer de voiture.
Lorsque timidement, je m'immisce dans la conversation et que je leur demande pourquoi ils ont envie d'une nouvelle voiture, ils marmonnent.
Ils bredouillent qu'ils ont des tas de raisons euh.
Leur "vieille" voiture aurait déjà des kilomètres, parait-il et le moteur donnerait des signes de faiblesse. Elle est trop lente au démarrage, disent-ils, et trop encombrante ou trop petite pour leur faire bon usage. Il y a ceci et puis cela, et ça encore, et sans oublier encore ça... qui fait qu'il leur faut absolument changer de modèle, que ça devient tout à fait urgent tout à coup.
Je les soupçonne d'avoir vu la voiture d'un copain et qu'en plus celui ci leur a montré les OPTIONS.
Et là, je comprends, c'est difficile de résister.
Alors maintenant si quelqu'un se demande pourquoi au bout de deux ans d'over blog j'ai envie de déménager et si c'est le fait que ma copine Carine a ouvert un établissement Wordpress qui m'a déclenché, la réponse est  : oui absolument, et en plus j'ai envie des options pour jouer avec.
Pour le moment, c'est comme chez le garagiste : juste un essai de  nouveau véhicule.

http://chezdixie.wordpress.com/


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3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 20:25

bonne nuit les petits

 

 

Quel beau débat que celui d'hier !

Et quelle belle occasion de faire le point,  de remettre les pendules à l'heure et surtout les GPS dans la bonne direction.

 

C'est que mon indicateur à moi était très déréglé, je l'avais appris juste après le premier tour,  de la bouche de madame Royal dont le diagnostic était sans équivoque : j'étais affreusement perturbée par  un état de "souffrance" qui m'avait  fait carrément perdre "tous mes repères"!

Un état épouvantable de repli sur soi et de haine de l'autre, alimenté par mes peurs et mes fantasmes m'avait fait me mettre " en colère" au point que j'en arrivais à confondre nationalisme ( ouh que c'est laid) et patriotisme ( bon, ça, ça passe encore, mais il ne faudrait pas abuser).

François Hollande m'avait alors doucement posé, métaphoriquement ( mais que croyez vous ?), une main apaisante sur l' épaule, et avait su trouver pour me parler les mots qui rassurent, les mots qui calment, les mots qui aident à retrouver les repères perdus.

« Je parle à tous les électeurs, oui à tous les électeurs" s'est-il écrié." Rassembler les hommes et les femmes en colère et qui parfois s'abandonnent, oui, mille fois oui !"

 

Le réveil fut brutal, mais la remarque avait touché au but : je m'étais "abandonnée" !

Parfaitement !

Comme une jeune fille de bonne famille, qu'un malotru séduit, et qui oubliant toute prudence se laisse embrasser (peut-être même sur la bouche soyons fous!)

J'avais fauté, que la bisounourserie me garde,  et s'il existait un pardon possible il me fallait dorénavant baiser les pieds du  bienfaiteur qui avait la bonté d'accepter encore de poser sur moi, un regard certes sévère, mais encore provisoirement bienveillant.

 

J'avais presque commis le péché de chair avec le diable et une vague de culpabilité me submergea lorsque je constatais, presque aussitôt ma faute commise, quelles pouvaient être les  conséquences du mal que j'avais fait.

C'est en lisant "Le Monde" que j'eus une illustration de ce que mon vote épouvantable avait provoqué, de la souffrance terrible infligée à ceux dont j'avais négligé la sensibilité d'écorchés :

"Arnima se croyait française, elle est devenue « une Arabe »" ! et oui ! tel était le titre de l'article qui me permit de prendre conscience de la cruauté de ce que j'avais fait subir à une de mes compatriotes.

Cette jeune femme, diplômée, d'origine algérienne, socialiste, s'était en effet sentie personnellement visée par le fait que 17,9 % des français, dont moi,  aient voté pour MLP et avait trouvé cela "violent".

Son témoignage me bouleversa : ses difficultés à trouver du travail en période de chômage, la situation tragique de sa maman restée, quelle horreur, vacataire, toutes ces choses "que les moins maghrébins ne peuvent pas connaître" comme dit la chanson, m'apparurent  dans toute leur atrocité.

Cette jeune femme était absolument charmante et je compris d'un seul coup qu'en ayant le culot de protester contre l'invasion sarrasine, c'était à des gens comme elle que nous faisions de la peine.

Pire même, je réalisais qu'en souhaitant simplement limiter l'immigration africo-maghrébine, c'était en quelque sorte de son talent et de sa beauté que je risquais de priver mon propre pays !

Mon dieu, c'était inconcevable.

Je réalisais que le prix à payer pour avoir le bonheur de savoir  Arnima parfaitement heureuse, et qui n'était que celui de voir disparaître l'identité de mon propre pays dissous dans un magma hétérogène bien relevé au raz al hanout, n'était pas grand chose.

Et s'il faut deux salafistes, quatre rappeurs haineux et cinq trafiquants pour une Arnima....et bien mon dieu qu'ils viennent tous, notre sacrifice est petit !

 

Mon ancienne colère enfin  retombée s'était mue en déception de moi même, et c'est dévorée par la honte et la culpabilité que je m'installais hier soir devant le spectacle de l'affrontement des deux finalistes.

Si ma rage haineuse avait disparu, il n'en était pas de même de mes peurs, et c'est avec angoisse que j'écoutais les deux candidats en espérant qu'ils apporteraient des réponses aux mille interrogations  qui bouillonnaient en moi.

Vers minuit moins le quart, j'étais enfin totalement apaisée, car les questions importantes avaient toutes été abordées et ce d'une manière remarquable :

Quelle tva laisserons nous à nos enfants ?

Quel sera le taux d'encadrement  en moyenne section de maternelle pour les générations futures ?

Le conseil supérieur de la magistrature aura t-il un plus grand rôle à jouer dans les siècles à venir ?

Les deux candidats apportèrent des réponses à toutes ces questions de fond.

 

Quand à la petite inquiétude qui me restait d'une éventuelle islamisation de la France et de l'Europe, je fus totalement soulagée en constatant que le candidat sortant en avait eu la révélation (quelques minutes probablement avant le début du débat) et avait décidé de s'en méfier, et que son challenger, mieux encore, avait toute l'autorité nécessaire pour faire appliquer ( lui, président....) une stricte laïcité qui ne lui semblait de toute façon absolument mise en cause par personne et surtout pas par les   français "commevousetmoimonsieur".

Hollande leur dira tout simplement qu'il faut être laïcs, et ils le seront d'autant plus volontiers qu'ils le sont déjà, tout simplement.

Hollande ne cédera rien aux revendications que personne ne fait , qu'on se le dise !

 

Comme en plus les grosses ont maigri, je m'attends à ce qu'on retire le mot "piscine"de la constitution, lui président...

 

 

Je me couchais libérée de mes démons.

Je dormis comme un ange.

Je me réveillais quasi socialiste : le changement, ça n'avait même pas attendu dimanche soir didon.

 

 

 

 

 

 

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29 avril 2012 7 29 /04 /avril /2012 12:58

 

coupe iceberg

 

 

 

Mon séjour en zone non musulmanée s'est révélé en fait assez pauvre en aventures, ce dont j'aurais du me douter, prévenue comme je l'avais été par madame Aubry lors de sa  célèbre sortie : " quand il n'y a que des blancs qu'est ce qu'on s'emmerde !".

J'ai donc constaté une fois de plus qu'effectivement, sans les diversités, il se passe relativement peu de choses, et surtout très peu d'interactions non choisies entre individus, ce qui provoque chez l'habitant un certain sentiment de sécurité, qu'il est de mauvais ton d'apprécier parait-il, mais qui se révèle quoi qu'il en soit fort agréable.

 

Le seul mini événement eu lieu le jour de l'arrivée lorsqu'il fallu assurer un ravitaillement de base. (contrairement aux rumeurs qui circulent à gauche la blogeuse nauséabonde ne se nourrit pas exclusivement de Haine de l'autre et de Replis sur soi mais mange à peu près normalement à la manière d'un électeur socialiste) : dans le petit supermarché local à peu près désert à l'heure du déjeuner nous tombâmes sur les seuls autres clients qui se révélèrent d'apparence musulmane (déguisés en musulmans et parlant entre eux tantôt en français tantôt en arabe : leur qualitée de cpf ne laissait aucune doute).

Mille millions de milles sabords!

Heureusement nous fumes rassurés par une caissière ( probablement un peu nauséabonde elle aussi ) qui nous informa que "normalement on n'en a pas ici". (Avions nous été suivis ?).

Cette affirmation ne fût à la fin du séjour que partiellement confirmée et je crois qu'on  pourrait pour plus de pertinence la remplacer par :" il y en a PEU ici", ce qui bien entendu ne suffit pas encore à inquiéter beaucoup le bobo normand mais que je considère comme les premiers signes d'un débordement des zones très "enrichies" ou comme l'extrême pointe émergée d'un gros iceberg ( n'est ce pas l'anniversaire du Titanic ces derniers temps ?).

 

Lors de ce séjour finalement très agréable, nous retrouvâmes nombre de nos amis et connaissances qu'une manie du classement me pousse à ranger en plusieurs groupes :

 

Des travailleurs et travailleuses absolument perdus pour la gauche, résolus à voter MLP (nous étions avant le premier tour) et qui croyaient qu'un score merveilleux était possible.

Des travailleurs et travailleuses absolument islamophobes et quasi nationalistes qui s'apprêtaient néanmoins à voter Melenchon car il  leur paraissait le plus déterminé à vider les caisses des banques pour les aider à payer leurs crédit à la consommation ( et oui, les gauchistes, le repli identitaire, c'est "bien plus compliqué que ça" ah ah ah)

Des nauséabonds de classes moins laborieuses (parait-il) que les premiers, ouvertement proches des thèses du FN, mais qui s'apprêtaient à voter Sarkosy dés le premier tour, de peur qu'Hollande ne fasse un score chiracien en s'affrontant à MLP au deuxième. (je les comprends mais je leur en veut un peu quand même).

 

Et enfin, enfin, les AUTRES : plus socialistes que jamais.

 

Ils passèrent la soirée à essayer de me démontrer que l'actuel président était une sorte de monstre qu'il fallait absolument éliminer avec une insistance qui m'étonna jusqu'au moment où je compris que sachant à peu près tout de mes idées ( ou presque) ils n'allaient pas jusqu'à imaginer un instant que je puisse voter pour MLP, candidate ne pouvant attirer à elle que  quelques bofs avinés ou des psychopathes qui ne sauraient donc faire partie de la catégorie des gens qu'ils connaissent et encore moins qu'ils fréquentent.

Mes "bonnes" résolutions, de ne pas trop m'exciter pendant le repas se délitèrent  à mesure que les sorties antisarko se faisaient plus violentes, et que les boissons me chauffaient un peu la tête.

J'essayais tant bien que mal d'obliger mes interlocuteurs à entendre un certain nombre d'arguments désagréables à leur oreilles, et constatant à quel point tout mes propos leur paraissaient étranges, je finis par leur demander qu'elles étaient leurs sources d'informations pour qu'ils en sachent aussi peu. Fièrement ils me répondirent qu'ils lisaient "exclusivement le monde" "ah et oui, aussi et le " canard enchaîné"".

Apprenant que de mon coté je lisais la presse de gauche , comme celle  de droite, que j'allais régulièrement aussi sur des sites musulmans et  que, fait incroyable,  j'avais de nombreux contacts avec la réacosphère la plus radicale , ils me regardèrent comme si je leur avait dit avoir exploré la planète mars.

Le simple  fait que je connaisse des gens qui votaient FN semblait les atterrer, ce qu'on peut comprendre puisque eux visiblement n'en connaissent aucun ni aucune !

Comme ils continuaient à croire  que j'était sarkosiste, je  finis par les  détromper en leur accordant que celui ci n'avait pas mes faveurs.

"Mais alors ?" "Du coup tu ne peux voter pour personne...en fait...." ajoutèrent-ils avant que je n'ai pu répondre.

"Ah, et puis de toute façon tu ne sera pas chez toi le 22..."

"Remarque, tu aurais pu faire une procuration..."

"Oui, c'est vrai", répondis-je sans ajouter de smileys parce que ce n'est pas pratique à l'oral.

 

J'imagine qu'en ce moment ils lisent les articles du "Monde" en se demandant de coeur avec les journalistes "mais QUI peut bien avoir voté LP et pourquoi ?"et en croyant pouvoir y apporter des réponses.

La prochaine fois je compte sur eux pour tout m'expliquer sur l'électorat frontiste.

 

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6 avril 2012 5 06 /04 /avril /2012 22:21

panier-chat.png

 

 

Quand est-ce que je reviens ? Je ne sais pas, mais  pas avant le 23 avril.

Si j'ai fait une procuration pour le premier tour ? Oh que oui. !

C'est quoi mon programme ? Attendez, je prends mon agenda ( j'ai bien le droit d'en avoir un, moi aussi), voyons un peu, ah oui, c'est là, c'est cela :

 

Quinze jours (au moins) sous la pluie : retour à la case "pommiers".

 

Si je suis contente ? Oui et non, enfin je veux dire "  ptét ben qu'oui, ptét ben qu'non".

Allez, le plus simple est de faire une liste comparative.

 

Inconvénients :

 

1) Etape d'environ 1000 km en supportant le bruit des essuies glaces, si j'en crois les prévisions météo, en espérant que le chat ne fasse pas pipi (ou pire encore) dans son panier pendant le trajet (j'en profite pour féliciter le chien pour sa continence jamais prise en défaut dans ces circonstances).

 

2) Séjour sans Internet, sauf de façon occasionnelle, en m'installant avec mon PC portable au milieu de la place du marché pour accéder au seul hotspot disponible (peu pratique).

 

3) Plusieurs  repas prévus avec des Hollandophiles voire des Evajolytotropes ! Et en plus au moment du premier tour des présidentielles.

 

 


Avantages :

 


 

1) Rareté des diversités visibles qui se promènent dans les sentiers normands.

 

2) Séjour sans Internet : repos des yeux ( oui j'ai réussi à développer la pathologie oculaire spécifique au " travail sur écran" sans travailler sur écran !)

 

3) Plusieurs repas prévus avec des Hollandophiles et autres Evajolytotropes...qui vont être obligés d 'entendre quelques trucs que j'ai à leur dire (ils vont en baver les salauds, faites moi confiance)

 

4) Récupération de ma collection de BD de Reiser laissée sur place et qu'Aristide m'a furieusement donné envie de relire.

 

 

 

Ah, finalement, le OUI l'emporte : chouette !

 

Salut et bonnes fêtes de Pâques à tous.

 

J'irai de temps en temps sur la place du marché lire les blogs des copains et les coms ici s'il arrive que quelqu'un en laisse.

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16 mars 2012 5 16 /03 /mars /2012 14:56

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                                                               Faire attention, très attention....

 

 

 

Je vais vous conter aujourd'hui  une petite anecdote sans importance, et dont personne ne peut rien conclure, mais avec laquelle  je vais me permettre de faire un billet de blog en exploitant honteusement les faits et en allant jusqu'à en tirer des idées générales ( à la façon d'un sociologue fou)....mais je fais ce que je veux sur MON blog, non ?

 

Monsieur Dixie, qui, vous le constaterez n'est pas un affreux macho, a pour habitude de compléter lui même les courses de ravitaillement de la  semaine en s'arrêtant au supermarché du bourg pour remonter notre stock de chocolats et de yaourts lorsqu'il lui parait trop bas.

Hier soir, à l'heure proche de la fermeture, il s'approcha d'une des deux seules caisses qui paraissaient ouvertes et s'apprêtait à déposer sur le tapis roulant les quelques sucreries qui condamnent d'avance mon régime, lorsque la jeune femme qui tripotait la caisse enregistreuse l'informa que "non monsieur c'est fermé".

Qu'à cela ne tienne, il s'empressa de se décaler de quelques mètres et de se placer derrière un autre client qui attendait son tour à une caisse un peu plus loin.

C'est alors qu'une dame de couleur ( de celle qui plait tant à monsieur Lozes) s'approcha à son tour de la caisse d'où mon mari venait d'être "exclu" et qu'à la grande surprise de celui ci, la caissière s'empressa de remettre en route le mécanisme roulant afin de scanner les achats.

La caisse cessa donc momentanément d'être fermée, le temps du  passage de la dame noire, qui se fit rapidement et sans encombre, lui permettant de sortir aussitôt du magasin.

 

Le client qui précédait mon mari, témoin de la scène se retourna vers lui  en haussant les sourcils, et ce dernier interprétant justement ce message non verbal s'adressa à lui : " que voulez vous, avec moi elle était certaine de ne pas risquer d'être accusée de racisme", ce à quoi l'inconnu lui répondit " On n'en peut plus, on en a trop marre!"

 

Mon interprétation suit celle de mon conjoint : j'imagine que la caissière n'a tout simplement pas osé refuser d'encaisser les achats d'une femme de couleur, craignant sans doute que celle ci, ne l'ayant pas entendu dire à d'autres qu'elle avait fermé la caisse, interprète un refus comme une marque de discrimination.

Le fait que les deux femmes n'aient pas échangé deux paroles semble exclure qu'il se soit agit d'un arrangement "entre amies".

 

 

L'obsession de la race, induite par les professionnels de l'antiracisme atteint désormais des sommets et nous avons je pense tous plus ou moins compris que non seulement il n'est pas question de ne pas traiter les minorités visibles moins bien que les majorités pâlottes, mais que nous avons intérêt à manifester à leur endroit les plus grandes précautions oratoires et des comportements particuliers d'évitement de conflits.

 

Même si je l'ai déjà raconté mille fois, et que je prends donc le risque  de radoter, je rappelle que c'est vers 1980, que je reçu mon baptême de "Raciiiiste !" en voulant simplement empêcher un grand noir de doubler la file d'attente au restaurant universitaire.

A l'époque, j'avais à peine remarqué la couleur de cet étudiant, tant à mes yeux c'était un détail infime, et rien ne pouvait me faire imaginer que cette posture ridicule du tricheur contrarié prendrait des proportions telles que la société toute entière en serait modifiée.

 

Comme des chiens bien entraînés, nous avons collectivement appris qu'il ne faut chagriner en rien une certaine catégorie de la population si l'on veut  (à court terme évidemment) avoir la paix.

Ayant de force subit une sorte de  "thérapie comportementale" en guise de dressage, nous savons ce qu'il ne faut pas faire pour risquer de contrarier les visibles : ne leur adresser que très peu la parole si ce n'est pour les complimenter, et surtout, oublier la couleur qu'eux revendiquent pourtant en permanence, mais  tout en en tenant compte.

Bref, leur  tenir la porte " ah, vous êtes...euh, je vous en prie : passez".

 

 

A moins....à moins que la caissière, reconnaissant en la cliente une martyre de la colonisation et de la traite négrière, ne se soit dit in petto " mon dieu, la pauvre, avec tous ce que nous, les blancs, avons fait subir à son peuple qui a tant souffert, on ne va pas, en plus, imposer cinq minutes de queue à cette victime". Mais c'est une autre hypothèse.

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6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 09:41

concours-fonction-publique.png

 

"Guéant a osé" ! "Guéant " aurait dit "", "Guéant a déclenché une vive polémique en déclarant que toutes les civilisations ne se valent pas."

On s'indigne, on proteste.

Madame Duflot par exemple trouve ces propos " abjects" , rien de moins !

 

Abject....

 

Petit souvenir :

 

Il y a quinze ans, déjà, alors qu'à l'époque, déjà, je n'étais déjà plus dans mes folles années de jeunesse (c'est triste, oui), j'avais décidé d'augmenter les déficits publics de la France en posant ma candidature à un concours de la fonction publique, dans la série " sur épreuves".

Cette folie  fut suivie quelques semaines plus tard d'un interrogatoire musclé ( moralement s'entend) que dix clampins surdiplômés  me firent subir dans les locaux d' un ministère.

(J'admets avec le recul, que l'état indécent de délabrement de la salle d'attente où étaient entassés les candidats aurait du me faire prendre conscience qu'en postulant je participais à mener mon pays à sa perte...mais c'est ainsi).

Je découvris bientôt, avec surprise, car je suis très étourdie, qu'en réussissant ces épreuves, j'avais gagné le droit, voire le devoir, d'être hébergée pendant une année entière dans un endroit bourré de gauchistes, placés là pour me former à mes nouvelles fonctions et me reformater à leur manière.

J'ignorais à l'époque que j'étais d'extrême droite et c'est donc avec confiance que je repris le chemin de l'école, bien disposée en plus, cette fois, à oublier mes mauvais comportements de gamine, et à endosser avec une certaine soumission les habits de la bonne élève.

Le but de cette formation, n'étant pas de me mettre en situation d'exercer mon esprit critique, j'avais simplement l'intention de bien tout écouter, et de bien tout apprendre.

L'honnêteté m'oblige à reconnaitre que de nombreux cours et autres conférences étaient assez bien faits et qu'ils m'ouvrirent à des domaines de connaissances nouveaux, des horizons inconnus vers lesquels j'étais prête à suivre les enseignants comme des guides en foret amazonienne.

 

Oh qu'ils étaient beaux, oh qu'ils étaient jolis tous ces sociologues !

L'un d'entre eux, le plus laid, me fut presque immédiatement antipathique et je sentis bien vite que notre inimitié était parfaitement réciproque.

Je me taisais pourtant et écoutait bien concentrée, ce gros goujat dont tous les cours pouvaient se résumer en une seule phrase " la société est pourrie et  les inégalités insupportables". Tout problème, toute  question se résumait à ce constat simpliste. Dans le silence appliqué de la salle de cours, mon regard qui se voulait tout à fait neutre devait involontairement laisser transparaitre un agacement, car celui de l'enseignant se fixait parfois méchamment sur moi, comme pour dire " tiens, prend toi ça petite peste".

Je ne disais rien, jusqu'au jour où, lors d'un de ses cours de gauchisterie et ses leçons de "tout se vaut alors vous vous prenez pour qui, hein, tous autant que vous êtes" (nous étions tous des bacs plus truc, avec plus de trucs que lui), monsieur Groscon (il était gros) aborda le magnifique sujet du relativisme culturel et entreprit de nous faire savoir que toutes les traditions sur cette terre méritaient respect, voire admiration, surtout et plus encore, quand on parlait des civilisations qui n'étaient pas la nôtre.

Je me forçais alors à prendre pour la première fois la parole, et, un peu en tremblotant (c'était bien avant ma période Dixie) lui dit que j'étais en désaccord avec lui  au moins sur le sujet de  certaines coutumes, telles l'excision, et l'infibulation plus encore, qui  me semblaient non pas respectables mais vraiment écœurantes.

Groscon me fusilla du regard, silencieux un instant, puis ricanant me répondit ceci :  " Ah ah ah ! Voilà l'exemple type de la petite blonde occidentale, celle  qui ne comprendra jamais rien à rien !" et ajouta en souriant d'un air volontairement grivois " Que savez vous ? hein ? vous ! Que savez vous de leur plaisir ....que savez vous du plaisir de la femme africaine ?"

 

L'argument (!) me laissa sans voix.

Mon sens de la repartie n'était pas au niveau de ce qu'il est aujourd'hui...

Le cours reprit comme si de rien n'était et tout le monde se remit à prendre des notes avec un air un peu indifférent.

 

Maintenant je sais. Je sais que ce n'est pas UN groscon que j'ai croisé à cette époque, mais que c'est LE groscon, THE asshole, l'essence même de la grosseconnerie, l'ADN abjecte du toutsevaut qui pourrit tout ce qu'il y a de mieux, qui fait que la cruauté ose prendre le visage de la tolérance, que tout perd sens au nom de l'extrême subtilité, que les fous sont lâchés et qu'ils conduisent.

 

 

Eh Ducon, si tout se vaut, alors l'opinion qui affirme que tout ne se vaut pas, vaut celle qui affirme que tout se vaut.

(oui, c'est l'esprit de l'escalier, dommage )

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1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 09:52

depression.png

 

Oui, bon, c'est censé être un blog rigolo, je sais je sais.

Faut pas que je m'laisse aller.

Faut qu'je m's'coue

 

Je ne sais pas dans quel état d'esprit vous êtes tous, mais en ce qui me concerne je peux dire que je ne tiens pas "la grande forme".

Pour être tout à fait honnête, j'avoue que je n'ai à me plaindre ni de grandes douleurs physiques, ni de grandes douleurs morales, mais que je me plains néanmoins, d'un état bizarre et morose.

Je me sens comme qui dirait victime de "blessures symboliques" qui par leur nombre et leur intensité finissent par avoir un certain retentissement sur mon moral.

Bien que la nature m'ait en quelque sorte favorisée en me dotant d'un niveau moyen d'humeur assez correct (niveau particulier à chacun et qui fait que si notre humeur souvent oscille, elle tend à se stabiliser vers cette moyenne qui nous est personnelle), et, comme je l'ai déjà dit, d'un goût immodéré pour la rigolade qui me permet en général de retrouver rapidement le sourire à la lecture d'un bon mot ou même parfois d'une blague vraiment stupide, je sens comme un dégoût, un découragement m'envahir.

Devant le beur, l'argent du beur et le sourire du monde entier, je finis par perdre tout sens de l'humour et je frôlerais presque l'épouvantable état dit "de  résignation".

Ne pouvant identifier un élément particulier qui eut été déclencheur de ce passage à vide, j'en arrive à me demander s'il ne s'agit pas plutôt d'une usure et si une métaphore mécanique qui ferait référence à la rouille ne serait pas la plus appropriée.

 

Oxydée, je suis.

Oxydée non par nos ennemis affichés, eux donnent plutôt envie de se battre, mais par nos si nombreux "amis", qui par faiblesse, intérêt, erreur d'analyse, érigent les uns après les autres des obstacles que je ne nous sens plus capables de franchir tant ils s'auto régénèrent.

Bientôt, je crains que  le seul parti qui nous défende un tant soi peu contre l'ennemi quasi  héréditaire ne soit pas en mesure de se présenter ou qu'il faiblisse jusqu'à l'oubli.

Les islamophiles placent leurs pions. Leur nombre impressionne, tant il s'enrichit de tous ceux qui croient pouvoir jouer impunément la carte musulmane.

C'est qu'ils sont nombreux ceux qui musulment, et nombreux aussi ceux qui favorisent la musulmanie...

Certains le font par pur intérêt matériel, d'autres dans le but plus symbolique d' avoir  qui "la peau du bourgeois", qui "la peau du catho", eux-mêmes rejoints par les bourgeois qui favorisent la musulmanie par posture, et les cathos qui rêvent de jouer à l'Abbé Pierre et qui finiront sainte Blandine.

Ils n'étaient sans doute pas assez nombreux, qu'à cela ne tienne :

 

Certains, pourtant très inquiets des inondations, dénoncent avec vindicte le caractère antilibéral du seul programme qui prévoit des travaux de plomberie.

D'autres encore, pourtant directement visés par des appels à les anéantir, font comme s'il s'agissait d'un détail, et par contre hurlent au loup contre ceux qui adressent la parole aux beaux frères des cousines des arrières grands oncles des néonazis.

Pour d'autres enfin, la situation est grave mais il faut comparer les programmes sur la tva, la situation est très grave...mais pas à ce point là !

 

Les uns, les plus nombreux, nient que le malade ait besoin d'être opéré, les autres, pas si peu nombreux que cela, font la fine bouche devant le chirurgien.

La gangrène "fantasmée" s'étale au grand jour, mais nous n'aurons sans doute droit qu'au choix de la marque du déodorant.

Un quart des Français se disent prêts à voter des le premier tour pour quelqu'un qui mettra au pouvoir des gens qui nous ont informés d'avance que leur but était de nous détruire.

Dans quelques mois la gauche obtiendra un pouvoir qu'elle n'a jamais jusqu'ici détenu : un pouvoir politique quasi complet qui pourra s'appuyer sur des médias totalement acquis à sa cause.

Cette fois, les erreurs ne se rattraperons pas.

Faire des erreurs de gestion, se tromper sur Pol pot, sur Staline, sur Mao, sur Castro, sur Khomeiny... était une chose (et même plusieurs), se tromper sur la société toute entière en est une autre.

 

Et puis merde tiens, je vais relire Millet pour m'aggraver !

 

 

 

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2 janvier 2012 1 02 /01 /janvier /2012 15:15

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Autrefois à l'école, on nous faisait faire des " rédactions". Ce travail consistait à remplir une ou deux pages d'un cahier à carreaux avec un petit texte de notre cru portant sur un sujet imposé par l'institutrice.

J'aimais particulièrement cet exercice, y trouvant l'avantage incommensurable de pouvoir l'effectuer sans avoir aucune leçon à apprendre.

Un thème particulièrement classique revenait régulièrement : " racontez vos vacances" nous disait-on avant de nous laisser à nos cahiers, et aux souvenirs tout frais que nous nous mettions alors à faire revivre presque en silence, accompagnés du seul bruit des stylos sur les pages et de rares mouvements de pieds sous les tables.

De retour après cette période de fêtes, sans doute propice à une certaine nostalgie, j'ai eu envie de me livrer de nouveau, des décennies après, à cet exercice, et je vous propose donc ma rédaction de rentrée : 

 

 

Pendant les vacances je suis allée près de Paris, qui est la capitale de la France, dans l'endroit où j'habitais quand j'étais toute petite avec Pépé et Mémé.

ça a beaucoup changé. Les maisons et aussi les gens dans la rue.

Au début, il y avait plein de toutes petites maisons pas toujours très jolies mais avec de petits jardins devant ou derrière, et souvent les messieurs dans la rue avaient des casquettes et de petits chiens et les gens  disaient bonjour monsieur bonjour madame et aussi mademoiselle.

Après ( quand j'avais déménagé et que Pépé et Mémé étaient un peu vieux) ils ont enlevé les petites maisons et à la place ils ont mis de grands immeubles très beaux parce qu'on voit les arbres dedans et avec le ciel ça fait plein de couleurs bleues et vertes qui vont bien ensemble et ce sont des bureaux.

Ensuite il y a eu plein de messieurs bien habillés avec des costumes qui sont arrivés. Ils marchaient  très vite avec des attachés cases et ils n'avaient pas de petits chiens parce que ça les aurait trop encombrés dans leur bureau.

Maintenant on dirait que les messieurs bien habillés sont toujours dans les immeubles (on les voit quand ils allument le soir à l'intérieur parce que c'est vitré) mais dans la rue ce n'est pas pareil parce qu'il y a plein de gens qui ne sont pas vieux et qui sont habillés pour faire du sport. Pourtant ils n'ont pas l'air de faire du vrai sport : ils sautillent juste un peu sur place à la sortie du métro ou bien ils ne bougent pas à coté du café, juste ils rigolent en regardant les gens et ils font du bruit et bougent les bras. Il y en a vraiment beaucoup et ça ressemble à d'autres pays qu'on voit à la télé alors  ça doit être pour ça que madame Joly a dit que " Sarkozy c'est l'africanisation de la France".

Je me demande où est le bureau des Afriques mais peut être qu'on les empêche d'entrer pour travailler derrière les vitres parce qu'ils ne veulent pas mettre des habits comme les gens qui sont dans les immeubles. Je ne sais pas pourquoi mais ça donne envie de rentrer très vite à l'appartement au lieu de donner envie de se promener à regarder les magasins. Ils rigolent beaucoup mais on n'a pas l'impression qu'ils voudraient rigoler avec nous. C'est bizarre.

Au grand magasin il y a plein de gens qui ressemblent un peu à  ceux qui sont habillés en sport mais eux ils travaillent. A l'entrée il y avait plein de gens costauds comme Omar Sy (celui qui est très gentil dans le film et aussi en vrai et c'est pour ça que c'est un beau film)

Je ne sais pas si les blancs n'ont pas le droit de travailler dans les magasins.

Un moment j'ai cru que oui parce qu'à une des caisses la dame qui travaillait était blanche avec des cheveux jaunes mais après j'ai vu qu'elle parlait comme les russes. C'était peut-être pour ça qu'elle avait le droit.

Après on a pris le métro mais  d'habitude on prend la voiture.

Je n'ai pas trop aimé parce qu'il y avait plein de monde, les gens passaient très vite et on était tassés avec eux et ils n'avaient pas l'air très contents du métro.

Il y avait encore plein de jeunes habillés en sport et plein de Omar Sy : eux ils avaient l'air de bien rigoler. Pas comme les dames avec des foulards qui avaient l'air très timides mais c'était peut être à cause de leur monsieurs barbus qui avaient l'air sévères. Comme ils venaient d'Afrique du Nord on pouvait encore dire comme avait dit madame Joly.

Je n'ai pas tellement aimé le métro mais à un moment c'était écrit "maison blanche" et ça c'était vraiment très très rigolo  à cause de la couleur des gens qui attendaient en fumant et en se criant dessus mais c'était pour rire.

Le métro c'était quand même pratique pour aller chez les chinois. Chez les chinois aussi ça avait changé parce qu'il y avait plein d'Afriques qui se promenaient.

 

 

Ensuite on a changé d'endroit pour les vacances.

 

Je suis allée voir les vaches dans l'endroit où j'habitais avant d'en avoir marre de la pluie.

C'est un endroit très joli, avec beaucoup de pommiers. Quel dommage qu'il pleuve tout le temps, mais aussi c'est pour ça que l'herbe est si verte.

C'était pareil qu'avant et rien n'avait beaucoup changé mais c'est peut-être parce qu'il n'y a pas très longtemps que j'ai déménagé. Il y a eu de la pluie comme d'habitude  mais les gens étaient très gentils, en plus ce sont des amis. Dans cet endroit là il n 'y a pas d'Afriques et presque pas de jeunes habillés en sport, et les gens disent que ça ne serait pas grave du tout qu'il y en ait comme à Paris . Les gens sont  contents, ils aiment tout le monde, et ils vont tous voter Hollande parce qu'il est mou mais que les autres sont très méchants ou très bêtes ou les deux.

Je leur ait dit que mon endroit de quand j'étais petite était devenu très bizarre, mais ils m'ont expliqué que c'était normal parce que les africains n'ont plus rien à manger et en plus il viennent nous aider avec le travail que les autres ne veulent pas faire.

Du coup je me suis demandée comment ça  va faire quand tous les gens qui meurent de faim vont venir rigoler à la sortie du métro et près des bistrots et chez les chinois ou à la station maison blanche en criant dans des téléphones.

Et puis je ne comprend pas non plus pourquoi les blancs  refusent de travailler dans les magasins. C'est bizarre parce que quand j'étais petite ils avaient l'air de bien vouloir.

Après je me suis dit que peut-être les gens qui vivent près des vaches ne m'ont pas tellement écoutée quand je leur ai raconté mes histoires de Paris.

Ce n'est pas très grave parce que quand leur endroit aura beaucoup changé ça leur fera bizarre à eux aussi et peut-être que, même gentils comme ils sont, ils trouveront que ça donne  moins envie de se promener et plus envie de rester dans les appartements.

 

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18 décembre 2011 7 18 /12 /décembre /2011 16:05

Nativite--Giotto-.png

 

Afin de tromper l'ennemi et pour éviter la censure,  j'ai choisi de ne pas titrer mon billet "joyeux Noël".

Il ne s'agit bien entendu que d'une ruse.

 

C'est que j'y tiens, à mon héritage chrétien, et que j'assume parfaitement d'y tenir.

 

Si je vous disais que je vais même sortir les très gros santons que je possède (et ben oui !) et installer une petite nativité dans mon salon ! Hein ! Qu'est ce que vous dites de ça ?

Ah ah !  ça vous étonne !  car vous connaissez mon agnosticisme.

 

Mais, si un jour j'ai le temps, je vous raconterais comment, j'ai pendant des années chez mes grands parents, joué à la poupée avec une statuette de vierge à l'enfant. Statuette en plâtre doré et dont il fallait sans cesse récoler la tête qui se détachait, ce qui entrainait chez moi une sorte de pulsion maternelle (ou médicale ?), un geste compulsif qui me faisait la prendre pour la  coucher doucement entre les draps et les couvertures, à l'intérieur du placard de Mémé.

C'est probablement cette activité ludique, mais sérieuse, pratiquée de manière précoce, en période d'attachement, qui fait que le petit jésus : et bien j'y tiens.

( Et quand c'est peint par Giotto, j'y tiens par dessus tout)

 

Donc, vous disais-je, les santons.

Oui, bon, les santons, d'accord, mais peut-être pas tous les santons, quand même.

Et bien non! et j'ai décidé d'exclure ( parfaitement!).... les rois mages.

Parce que les rois mages, figurez vous qu'ils m'ont parlé toute l'année, alors bon....pour Noël, thanks but NO thanks !

 

rois mages

On va donc essayer de faire Noël sans eux (et on devrait y arriver).



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24 novembre 2011 4 24 /11 /novembre /2011 14:31

inattention.png

 

 

 

Déjà, ça m'était reproché dans les petites classes : "fautes d'inattention ! "disait la maitresse.

 

Et  c'était vrai, car bien souvent, j'oubliais des pluriels ou des virgules et me retrouvais régulièrement avec de mauvaises notes en dictée et en calcul.

C'est ce même défaut d'attention, cette étourderie, qui m'a souvent obligé à revenir en arrière, récupérer une écharpe  ou des clés, illustrant parfaitement la phrase "quand on n'a pas de tête, il faut des jambes".

Cette façon dont on peut  ne pas remarquer un détail dans une copie, ou ne pas penser en partant, à récupérer ses affaires pourtant bien en évidence, montre bien, par une sorte de démonstration  en  négatif, qu'on ne voit que ce que l'on cherche à voir.

Cherchez systématiquement si les sujets sont au pluriel....et vous n'oublierez pas les "s" et les accords.

Faites le point systématiquement avant de partir....et vous partirez avec toutes vos affaires.

Où veux-je en venir ?

Au fait que la vision n'est pas une chose passive qui consiste à rentrer automatiquement des images dans sa petite ou grosse tête, mais bien une action dans laquelle la conscience et même la volonté interviennent. Pour bien voir, il faut faire "attention" et les étourdis le démontrent involontairement.

 

Ainsi, pendant des dizaines d'années, j'ai, comme de nombreux français je crois, été complètement étourdie, donc aveugle, à la réalité du remplacement de population.

Pendant des dizaines d'années, j'ai, comme de nombreux français, été inattentive  à ce phénomène et je l'ai négligé parce que ne n'avais pas du tout appris à lui donner de l'importance.

Je ne remarquais pas les "renois", ni les "rebeux", tout simplement ! et ce  par distraction, par insouciance.

 

Comme tous ces témoins dont les témoignages sont si peu fiables, je ne retenais de mes croisements avec les diversités, que les particularités de la rencontre qui n'avaient rien à voir avec la race ou l'ethnie, et si je parlais d'un individu et qu'on me faisait remarquer qu'il s'agissait d'un arabe, je levais les sourcils "ah oui, tiens, maintenant que tu le dis...".

Je crois bien que je n'étais pas du tout raciste....comme la plupart de mes compatriotes, parce que j'était inattentive à la diversité.

Je n'étais pas xénophobe... ni xénophile  non plus, car je croyais que l'origine des gens n'avait tout simplement aucune importance.

 

Il faut aussi dire qu'à l'époque, les diversités n'aidaient pas à me rendre attentive, ils n'étaient pas déguisés, par exemple en musulmans, et se fondaient dans le décor si bien que leur "différences", dorénavant revendiquées, ne s'imprimaient que dans ma vision périphérique, aussitôt vues aussitôt oubliées.

Comme ils ne revendiquaient pas en permanence leur droit à musulmer, à trier le pur de l'impur, à se plaindre de leur pays d'accueil, je n'avais pas appris à faire attention, je ne les voyais pour ainsi dire pas, ne voyant en eux que des individus identiques aux autres.

J'en croisais pourtant bien sûr à l'occasion, et même assez fréquemment, mais comme un témoin auquel  on demande comment était vêtu tel individu doit  se concentrer pour retrouver une information qu'il n'a pas vraiment pris en compte, c'est à posteriori que j'ai pu dire : oui, j'ai bien eu affaire à des immigrés africo-maghrébins.

 

Te souviens-tu du peintre qui ne comprenait aucune consigne au moment des travaux dans la cuisine et à qui , stupidement, nous avions quand même demandé s'il connaissait un bon plombier ?

Oui, c'était une sorte de Lozes et il ne conseillait que des noirs.

Te rappelle-tu de cet entrepreneur qui nous promettait monts et merveilles et dont les malfaçons et le manque de fiabilité nous ont presque désespérés ? absolument ! lui et toute son équipe priaient cinq fois par jour.

Et la fois où notre petit dernier s'était fait molester à la cantine ? ah, oui, maintenant que tu le dis...

Et l'état du deux pièces squatté et finalement  récupéré au décès de ma mère ? mais oui, ça aussi...

Et le type menaçant descendu de sa voiture ?  effectivement....

 

Bref, je crois que pour beaucoup d'entre nous, l'immigration de masse s'est faite presque à notre insu parce que nous avons été inattentifs, tant l'idée de faire attention à l'origine des gens nous était étrangère. Notre vue brouillée ne remarquait pas ces détails.

Maintenant, oui, c'est vrai, notre œil est aguerri et nous avons appris à regarder et à tenir compte d' éléments jusqu'ici négligés.

Comme le dit Caldwell, dans son remarquable essai "Une révolution sous nos yeux" : « L’Europe est devenue une société multiethnique dans un moment d’inattention »

 

Je me reconnais bien dans ces propos et , si mon absence de "racisme" n'était mais pas vertu mais tout simplement  négligence, ma "xénophobie"( très sélective) et mon islamophobie (très revendiquée) sont-elles vraiment vices ?

J'ai juste l'impression d'avoir appris à faire attention, et à la demande ou sous la pression même de ces gens que dorénavant je remarque.

 

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