Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
13 novembre 2011 7 13 /11 /novembre /2011 10:47

R-Millet.png                                                                                         Richard Millet

 

 

 

En retrouvant ma terre d'accueil méditerranéenne hier, deux bonnes surprises m'attendaient :

Le jardin n'était pas inondé mais simplement très humide ( de l'herbe avait même repoussé entre les cactus) ET l'exemplaire commandé de "fatigue du sens" de Richard Millet était arrivé.

Je viens de le lire d'une traite, parce qu' il m'a fasciné et aussi, avouons le, parce qu'il est assez court pour que sa lecture d'un trait ne constitue pas une prouesse.

Je préviens ceux qui ne l'ont pas lu mais qui comptent le faire qu'il est déconseillé, voire contre indiqué aux grands dépressifs, en particulier les suicidaires, ainsi qu'à tous les gauchistes dont les yeux pourraient bien sortir de leurs orbites (ce qui créerait une lésion des nerfs optiques par étirement).

Millet, c'est beau, c'est très beau  mais ça ne rigole pas.

C'est beau, parce que l'écriture est belle et que le talent de l'auteur fait que la lecture de ce qu'il intitule essai, mais qui me semble plutôt correspondre à des réflexions, nous absorbe et nous dissout de telle sorte que nous voyons par ses yeux.

C'est beau et c'est tout à fait fascinant d'être transporté dans la tête de Millet.

Mais ça n'est pas joli joli à voir, ce qu'on voit par ses yeux.

Bien sûr, pour quelqu'un comme moi, le spectacle n'était pas surprenant et l'évidence de l'effondrement , non pas seulement de mon monde, mais d'un monde civilisé digne de ce nom, sa "barbarisation" et sa crétinisation n'ont rien de nouveau.

La souffrance quasi-physique éprouvée par l'auteur est également la mienne ( même si une relative inculture me préserve de pleurer autant que lui sur la disparition de ce que je n'ai jamais possédé ), ainsi que ses tendances au désespoir et à la misanthropie.

Pourtant, une fois refermé l'ouvrage et ayant totalement récupéré mes esprits, je m'ébrouais pour secouer les idées noires qui, comme des puces, m'étaient en quelque sorte étrangères, et retrouver l'état psychique de base qui m'est ordinaire.

Car non, décidemment non, je refuse de désespérer (ou alors un peu, mais rarement, et surtout pas de façon continue)

 

La question qui se posait alors était la suivante : pourquoi, devant l'épouvantable spectacle qui nous accable, monsieur Millet a t-il totalement lâché prise et pourquoi moi non ?

Les mauvaises langues et tous mes ennemis  diront, qu'étant d'un niveau intellectuel supérieur, l'écrivain a une vision plus nette que la mienne, et que voyant mieux il a plus de raisons d'être effondré.

Que nenni, répondrais-je : et d'une, contrairement à moi il a foi en  Dieu ce qui ne saurait être, on ne peut le nier, qu'une consolation, et, d'autre part, s'il est, tout comme moi, obsédé par la dissolution occidentale, il est visiblement moins accablé que je ne le suis par la solidification de l'anti-occident.

Pour faire court : Je devrais, normalement, être encore plus malheureuse que monsieur Millet or je le suis moins.

 

J'ai cherché pourquoi.

J'ai trouvé une seule explication à cette anomalie :

mon amour dérisoire pour la blagounette

ma passion pour la rigolade

ma folie du comique, du rigolo, de la blague de potache

 

Car s'il ne nous reste que nos yeux pour rire.... je jure d'en profiter !

 

Quoi qu'il arrive, mes amis, je vous le promets, je me foutrais de leur tronche jusqu'à ce que mort s'en suive ! qu'on se le dise.

 

ps:" allez, Richard, fais pas la gueule, je vais te raconter l'histoire du muz qui était poursuivi par un cochon....."

 

 

Partager cet article
Repost0
7 octobre 2011 5 07 /10 /octobre /2011 11:21

cafe.png

 

Je ne me promène pas dans la gauchosphère : les gens y passent leur temps à comparer les mérites de Hollande et ceux d'Aubry qui n'ont pas les mêmes opinions sur la couleur des rideaux, ou à se réjouir à l'idée d'arracher bientôt  la mauvaise moquette installée par Sarkosy : le tout dans une chambre d'hôpital où on voudrait nous contraindre à la greffe d'une nouvelle tête.

La décoration nous fera une belle jambe quand notre cerveau aura été échangé.

 

Je me promène beaucoup dans la réacosphère : les établissements sont variés et il y  en a pour tous les goûts. Le point commun qu'ils ont est de s'opposer aux chirurgiens fous, et, même s'ils ne sont pas, loin de là, sur la même longueur d'onde,  au moins  on n'y parle pas seulement de décoration.

 

Quelle variété ! Quelle diversité oserais-je dire, et ainsi quel plaisir de passer d'un bistrot à un grand restaurant en cliquant d'un endroit à l'autre.

 

J'ai mes habitudes :

 

Prenez cet établissement par exemple : un petit restaurant gastronomique, décoré de bibliothèques, très raffiné, dont  la carte récente est encore courte mais dont les ingrédients sont si délicatement apprêtés, qu'on ne les trouve nulle part ailleurs. On nous y présente des plats de grands choix, mais avec une délicatesse si naturelle et une courtoisie telle qu'on ose s'attarder et gouter des mets dont on n'a pas l'habitude.

 

Un autre établissement, très différent, ne m'est pas moins sympathique : une grande taverne à  la table gargantuesque. Les clients affluent, et  dans une ambiance virile,  quelque fois restent plantés, bien droits sur leurs jambes, et discutent entre eux. Leurs conversations denses et  parfois interminables sont hachées de rires communicatifs.

Si une bagarre éclate, alors  c'est toute la salle qui peut être secouée, mais l'ordre finit toujours par se rétablir assez spontanément. Si vous aimez parler et rire en mangeant, vous y trouverez toujours un ou deux convives pour échanger avec vous à voix haute et vous conseiller des boissons fortes.

Si quelque gauchiste s'égare là, il est toujours stupéfait et referme souvent vite la porte en poussant quelques cris d'orfraie. S'il ne part pas à temps, des chasseurs lui tirent du gros sel dans l'arrière train.

 

 

Et celui-ci : club très chic mais confortable, à la taille imposante mais auquel une élégance  classique  donne un air d'intimité alors que sa fréquentation est intense comme celle d'un hall de gare. On y  boit quelques cocktails et grignote des petits fours autour d'un buffet richement garni, en discutant. Il y a même des fauteuils pour les habitués. Tout cela est fort agréable et serait même parfait si de temps à autre un des convives ( pas toujours le même) ne se permettait de jeter le  fond de son verre à la figure d'un autre pendant que toute la salle sifflote en faisant semblant de regarder par la fenêtre. Ne dites rien au malotru, il vous toiserait des pieds à la tête et c'est vous qui finiriez gêné.

Bien entendu, j'y passe pour les délicieux apéritifs mais ne me risquerais pas à m'attarder longtemps quand vient l'heure du diner.

 

N'oublions pas celui là : mi-restaurant mi-boite de nuit, c'est un établissement branché et select bien qu'il soit ouvert aux quatre vents. L'ambiance y est un peu étrange car quelques jeunes gens palots tiennent des conversations savantes sur les évangiles pendant que d'autres s'épilent le nombril et que des filles se tortillent langoureusement sur des estrades.

Ici, plusieurs chefs élaborent des plats, parfois tout à fait remarquables mais parfois totalement indigestes tant le mélange des ingrédients dans une recherche effrénée d'originalité peut conduire à des catastrophes gustatives. Ne leur dites rien : tout ce qui a l'étiquette de la boite leur parait merveilleux, même les pires ragouts.

 

D'autres encore... bien entendu...il faudrait un guide entier, et j'aurais pu aussi vous parler de petits endroits qui ressemblent à des cafés littéraires mais dans lesquels il arrive que  vous vous trouviez tout à coup au milieu d'une pièce privée qu'aucun rideau ne séparait du reste et vous sortez, trop content qu'on semble ne pas avoir remarqué votre indiscrète présence.

J'aurais pu vous parler d'endroits qui ressemblent à des superettes et d'autres à des musées dans lesquels on s'ennuie un peu à cause du silence qui y règne. J'aurais pu vous décrire des vérandas où discutent des  mémères à chapeau et aux lèvres pincées, vous parler de lieux qui servent des grand crus, des plats remarquables, d'endroits ou l'on s'amuse, vraiment,  et d'autres où l'on rit jaune....

 

J'adore cette réacosphère.

 

Et vous ? me direz vous peut être, bien joli de vous moquer un peu de tout le monde! eh, c'est quoi votre petit établissement, coincé entre les bâtiments plus anciens ou plus imposants, hein, vous vous prenez pour quoi ?

 

Et bien j'espère avoir simplement ouvert un bistrot, un troquet où l'on s'arrête pour un verre ou un petit plat. Je garantis  juste que la cuisine est faite maison (jamais de congelés c'est une règle) et j'espère continuer à recevoir les quelques habitués qui passent et parfois s'installent discuter pendant que j'essuie les verres. J'aime bien ma clientèle. J'aime bien qu'on me dise "elle était bonne votre tarte aux prunes, Dixie"  ( et on a même le droit de me dire si un plat manque d'épices ou si c'est trop poivré). J'aime  l'ambiance qui y règne, j'adore quand parfois les gens bavardent entre eux en trainassant, et j'adore, quand un gauchiste est entré, voir un ou deux copains se lever comme un seul homme pour le saisir sous les aisselles et l'éjecter avant de revenir finir leur verre comme si rien ne s'était passé. ça arrive rarement, mais j'adoooore.

Partager cet article
Repost0
9 août 2011 2 09 /08 /août /2011 17:42

Paradis.png

 

 

Beaucoup de mes amis du monde non virtuel sont de gauche. Et oui !

 

Et c'est bien normal, car ils sont simplement restés tels qu'ils étaient tandis que je me transformais en me dirigeant doucement vers le coté obscur de la force.

Nous nous disputons un petit peu.

Oh, rien à voir avec les terribles échanges sur internet , bien entendu.

Ils ne semblent pas penser que je puisse être  véritablement quelqu'un de méchant ni de dangereux et je connais assez leur niveau de réflexion dans certains domaines pour ne pas pouvoir les considérer comme de simples imbéciles.

Nous évitons donc les échanges d'insultes et essayons d'échanger plutôt des arguments.

Je dois avouer qu'on peut  constater que je n'arrive pas à les convaincre, et ma personnalité peu autoritaire n'est sans doute pas étrangère à mes piètres résultats. J'aime en tout cas à le penser, refusant d'admettre que mes arguments sont fondamentalement mauvais tant que leurs réponses ne me démontrent pas le contraire.

Ils semblent, pour le moment du moins, supporter les propos un peu choquants que je tiens , comme on pardonne à un enfant sage qui ferait exceptionnellement un caprice.

De mon coté, en plus des sentiments qui m'attachent encore à eux, leur contact, bien que parfois un peu irritant, me parait présenter un intérêt informatif et je passe parfois de longs moments à ressasser les réponses qu'ils m'ont faites, à les décortiquer, les comparer, les disséquer.

 

Je crois être arrivée à une sorte de conclusion.

Ils se disent optimistes et par contraste pensent que mon analyse est biaisée par le pessimisme.

Ils ne sont pas optimistes, ils sont imbus.

Pas forcement imbus d'eux mêmes, en tant qu'individus, mais au moins imbus de ce qu'ils représentent, de leur civilisation, de leur humanisme.

L'avenir de l'humanité, c'est eux, ils l'incarnent.

Quoi qu'il arrive, quoi qu'on fasse ils sont l'alpha et l'oméga du futur humain.

Les autres civilisations ne pouvant qu'être provisoires, tels des passages, parfois regrettables certes, toujours respectables bien sûr, mais avant tout destinées à l'autodestruction.

Pour eux, quels que soient les liens que les immigrés européens conservent avec leur pays d'origine et quand bien même les natifs les inviteraient eux même à les conserver, le moment viendra, forcement, où les nouveaux venus se rendront à l'évidence de la supériorité de notre modèle et adopteront nos règles. Le fait que le nombre d'arrivants soit massif et que leurs sociétés  d'origine soient très éloignées des nôtres ne pouvant qu'au pire retarder le fait que nos valeurs déteindront sur les leurs.

Pour eux, quelle que soit la religion des immigrés européens, leur foi ne résistera pas au modèle incontournable de notre laïcité, et les pratiques religieuses musulmanes sont essentiellement de  mauvaises habitudes que le hasard heureux qui a conduit les musulmans chez nous leur permettra de perdre un peu plus vite que dans les pays tristement islamisés.

 

Tout ce que je considère comme une invasion, mes amis de gauche le  considèrent comme une surface de contact, parfois un peu douloureuse certes, mais  qui permettra à terme d'étendre notre façon de voir et de convaincre le monde entier.

Tous ceux qui nous menacent ouvertement et que je leur montre, mes amis de gauche les regardent comme on le ferait d'adolescents insupportables, qu'il faut éduquer bien entendu, et qui peuvent avoir une "mauvaise influence", mais dont il serait stupide de pronostiquer l'état adulte.

 

 

Ils ne craignent que ce qui peut venir de nous, qui sommes encore comme eux, qui faisons partie de cette même civilisation et qui par la même sommes crédibles.

Nous seuls leur apparaissons capables de changer durablement leur modèle en le transformant de l'intérieur.

Les menaces étrangères ne sont pour eux que gesticulations et il leur arrive de confondre les  hurlements islamistes avec les derniers soubresauts d'un mourant.

Ils ne prennent au sérieux aucune menace, aucune secte conquérante, aucune horde, tels des animaux pacifiques, broutant, parfaitement contents et sûrs d'eux mêmes et  imaginant que les félins, épatés par la vision de leur doux troupeaux, en seront métamorphosés.

Cette métamorphose ne pouvant rater que si quelques bovidés donnent des coups de cornes et de sabots, la logique veut que ce soit nos quelques ruades qui leurs paraissent le seul péril véritablement sérieux.

Je ne sais pas si c'est du pessimisme mais je crois que leur orgueil nous perdra.

 

Partager cet article
Repost0
4 juillet 2011 1 04 /07 /juillet /2011 15:42

modiste

 

Ayant décidé qu 'il  n 'y avait pas besoin d 'écrire aussi bien que Didier Goux pour avoir le droit de raconter sa vie, j'en profite pour vous narrer une de mes petites anecdotes récentes .

 

(Ceux qui connaissent la série " 24 h chrono" sont invités à faire " tic tac tic tac tic tac "à chaque fois que l 'heure sera précisée )

 

Jeudi :

 

11 h 12 : je m'apprête à aller faire des achats dans le gros bourg où j 'ai l 'intention de couler des jours très paisibles pour me reposer de mon cumul d ' années de farniente (enfin, pas toujours vraiment, mais le plus possible ça je le jure)

 

11h 19  : j 'essaie des robes d 'été dans un petit magasin du centre où je n 'avais jamais mis les pieds.

Oui oui, je sais ce que vous pensez. Je lis en vous comme dans un livre : " cette pauvre dx!  elle est vieille !!!... et en plus elle s 'habille dans le magasin de son village...on dirait carrément la mère Michu !!!"

A cela je répondrais en 3 points :

- Non mais dites donc je ne vous permets pas.

- Qu'est ce qui vous PROUVE que je ne suis pas encore très bien ? hein ! Et Sharon Stone, hein ! elle est pas née en 58 Sharon Stone peut être , hein ! non mais quand même !!

- Quoi, qu'est ce qu' elles ont mes robes, elles sont hyper-mignonnes et puis c 'est tout !

pffff

 

11 h 27 : une grosse dame entre payer des vêtements  qu' elle avait visiblement emportés pour essayer chez elle.

Pendant que j 'évalue  le rendu d 'un de mes essayages dans le miroir du magasin elle  me fait remarquer que contrairement à elle je suis plutôt du genre mince . Ce à quoi je répond " au moins comme ça on ne va pas être en concurrence pour se disputer les tailles " ce qui s 'avère exact puisque pendant quelques minutes nous échangeons gaiement des avis et des modèles autour d 'un portique.

 

11 h 42 : alors  que je suis maintenant la seule cliente, la commerçante me dit : " excusez moi, je dois vous laisser le magasin parce qu 'il faudrait que je passe à la poste" et sort en m' abandonnant  au milieu des vêtements, sacs, bijoux et autres fanfreluches.

 

12 h 03 : la commerçante revient avec un  " désolée de vous avoir laissé en plan", à quoi je répond bien entendu " mais je vous en prie".

 

12 h 07 : je paie mes achats et aux questions posées je répond que oui, je réside ici, à la sortie du bourg et que donc oui, elle peut me faire une carte de fidélité qu 'elle gardera dans son tiroir a coté de la caisse.

 

12 h 08 : je me dirige vers la boulangerie en me disant que c'est peut être cette France là, avec des commerçants aux méthodes nauséabondes, à laquelle les gros réacs s 'accrochent.

Et oui, des méthodes nauséabondes et en voie d' interdiction.

En effet, comment cette femme a-t-elle pu deviner, alors qu' elle ne me connaissait pas, qu 'elle pouvait, sans prendre de  risques inconsidérés, me laisser seule dans son magasin ?

Une seule explication possible : elle a utilisé plus ou moins consciemment des indices tirés de son expérience et d'une vague connaissance statistique  et s 'est fiée probablement à mon âge, mon style, le genre des quelques propos échangés en sa présence...bref, toutes ces sortes d'éléments  codés de communication verbales ou non... qu 'utilisent quasi-illégalement les policiers , douaniers et autres pour discriminer .

 

Sinon, il est chouette , mon gros bourg non ?

 

 

 

Partager cet article
Repost0
11 mai 2011 3 11 /05 /mai /2011 17:24

le-manche.png

 

Et oui, j 'y étais , au " 10 mai 1981"

Même que pour moi, c 'est un anniversaire : celui du jour où mon joli monde manichéen a été tout ébranlé pour la première fois. Juste le jour de la victoire du bien sur le mal, c 'est vraiment  pas de chance.

 

 

Dix mai 1981 : j 'ai vingt deux ans, mon mari vingt cinq, des parents socialistes et des beaux parents sympathisants communistes.

Nous venons de voter  Mitterrand : non seulement sans hésiter mais tout à fait  sans réfléchir, sans même lire les programmes des uns et des autres en tout cas. Voter Mitterrand est une évidence. De toute façon  nous ne connaissons presque que des gens de gauche.

La gauche c 'est la générosité, la gauche c 'est l 'amitié, la gauche c 'est l 'espoir.

Seul, dans notre entourage , mon grand père maternel déteste le futur président . Mais toute la famille  considère les opinions politiques du pépé comme une sorte de particularité qu 'on lui pardonne , une originalité presque drôle qu 'on ne commente  plus mais qu 'on résume par un " sacré pépé! "en secouant la tête .

 

Mon père est un élu local , ayant miraculeusement  gagné une élection en terre ennemie grâce à une " triangulaire". Sa carrière de politicien n 'est pas de niveau  national, mais le grand François s 'est tout de même arrêté quelques heures chez lui et ma mère pendant la campagne présidentielle et y a laissé un " fauteuil de Mitterrand "comme d 'autres ont laissés des "lits du roi" en se deplaçant avec leur cour.

 

Quand le résultat des élections apparait sur l 'écran de télévision des mes beaux parents, tout la famille présente saute presque de joie.

Nous sommes jeunes,  les bons ont gagné, les méchants ont perdu, la suite s 'annonce magnifique.

Mon père est bien entendu resté attendre les résultats avec ses camarades à la permanence du parti socialiste..

"Allons les rejoindre  " propose alors mon jeune mari.

Nous partons ravis, et la voiture est bientôt en vue de la petite rue qui abrite le  QG alors que

les sympathisants de gauche, arrivant de partout, débordent des trottoirs qui mènent au local et  s 'agglutinent au milieu de la rue.

Nous sommes rapidement entourés de gens très joyeux  qui fêtent bruyamment la victoire.

Les coups commencent à pleuvoir sur la voiture quasiment à l'arrêt , des insultes fusent au milieu d 'un brouhaha et tout d 'un coup on entend, clairement articulé:" tu va voir, le toubib, cette fois ci on est du coté du manche, t 'entends, du coté du manche !"

Nous venons enfin de  comprendre que c 'est le caducée du jeune médecin remplaçant qui a déclenché la rage du petit groupe.

Nous sommes encerclés par les fêtards défrustrés par leur victoire... sur les "nantis".

Des paumes tapent les vitres.

Une phrase fuse " Eh !Arrêtez les gars c 'est la fille de C. !!!"

"Oh merde ! C 'est elle! Laissez les passer"

Le groupe s 'est écarté, dégageant le passage.

 

 

Sauf que finalement, la fille de C., n 'avait plus envie de passer, ni d 'aller rire avec les "camarades", et qu'elle est repartie avec le gendre du socialiste et une légère déception envers les gens de gauche, la première d 'une grande série.

 

Si en plus ils avaient su  que plus tard elle ferait un blog de réacs...

Partager cet article
Repost0
3 avril 2011 7 03 /04 /avril /2011 09:53

KO

 

Aujourd'hui, pour la plus grande joie de mes ennemis  (mais qui se priveront de ce bonheur puisqu' ils ne lisent pas mon blog) j'ai l'impression d 'avoir perdu une guerre.

ça a commencé vendredi par une bataille de mots, comme en général je les aime, mais qui m 'a laissé une drôle d 'impression.

Sur le blog de D Goux, où je commente en général assez peu, j 'ai décidé de taquiner un " grand nom" de la blogosphère, un " nombeur ouane", qui a pris l habitude de s 'installer pour insulter les visiteurs qui, non contents d 'apprécier comme lui  les qualités littéraires du blog en question, sont en plus d 'accord avec ce qui y est dit.

Je trouvais en fait aussi culoté que paradoxal le fait qu 'il ne s 'attaqua pas aux idées développées sur le blog mais indirectement aux passants qui les approuvaient.

Les réponses que me fit  "Nico superblogeur", ressemblant à celles qu'on peut recevoir d 'un automobiliste légèrement aviné m 'ont plutôt fait sourire:

j 'ai eu droit à peu près à " eh connard, des crétins comme toi j 'ai l 'habitude de les latter !"

Ils furent suivis de l 'intervention d 'un blogeur moins célèbre mais un peu plus subtil qui voulu me porter ce genre de coup :

" ayant parcouru votre blog, je peux vous dire qu 'il est nul à chier.... j 'ai failli vous en faire une critique plus détaillée mais j 'avais mieux à faire"

Je n 'échappais pas à l 'intervention de la retraitée de service, vestale  de l 'extrême  centre, reine des contresens, me plaçant une bonne gauche du style " ah mais vous voudriez que seuls les néonazis puissent s 'exprimer !"

 

Rien de bien grave me direz vous, au contraire c 'était plutôt drôle ...si ce n 'est cette impression au bout d 'un moment  d'être cernée un peu comme dans ces films de cape et d'épée dans lesquels les assaillants arrivent par derrière et par les cotés pendant que deux combattent sur des marches.

Une impression de solitude malgré une intervention amicale ( merci Aristide) et la réapparition de Carine que d 'aucuns ont pris l 'habitude de plus ou moins insulter chez Didier.

 

C'est alors que j'ai cliqué sur le lien menant à  superblogeur.

 

L 'article du jour m 'a fait sourire, dans un premier temps, la liste de 337 blogs appréciés du gars Nico  m 'ayant fait évoquer certains sites de cuisine.

ah ah ah, me suis je dis , bientôt  les 337 meilleures recettes de filets de soles !

Et puis le sens des réalités a repris le dessus et j 'ai eu la révélation : si l'on exclu les deux blogs de monsieur Goux ( "nazi mais qui écrit bien" sic ), il reste tout de même 335 adresses dans la liste de ce monsieur... et bien entendu il n' a pas listé TOUS les blogs gauchistes.

 

Quelle découverte me direz vous ! vous ignoriez jusqu' à présent qu'ils étaient si nombreux.? Eh! bien sûr que je le savais ! mais je ne l 'avais pas SENTI, ça n 'avait pas pris corps.

Je le savais en fait théoriquement, un peu de loin, et brusquement je me suis sentie submergée.

 

Si bien que , tout en ayant la certitude profonde que j 'ai raison ( un début de lecture de l' éssai de C Caldwell me le confirme) j 'ai éprouvé  la sensation physique que la gauche prétentieuse, stupide et souvent les deux, réussira à nous faire barrage. Le gros blog de SuperNico m 'a écrasé comme une mouche.

Oui,  le Gros blog où Nico commente :" Les gens,
Je change de slip et je reviens répondre"

 

J 'avais ricané du contraste entre ses prétentions et l' indigence de ses réponses insultantes mais il avait l 'assurance des gars qui savent que derrière eux le groupe sera solidaire. " qui t'es du con pour te permettre ?" m avait dit le chef de meute " t 'es presque seule pov conne "aurais je dû comprendre.

ah la jolie bande!

Ils sont  incapables de distinguer un participe passé d 'un infinitif comme ils sont incapables de comprendre ce qui nous arrive, mais ils constituent une petite armée, hilare, un brin vulgaire, et  toute étourdie de l' autosatisfaction de nous mener avec eux vers un précipice.

Et pendant ce temps ,des observateurs, bien comme il faut, positionnés au milieu, imitent la police de la circulation, incapables de voir que personne ne suit leurs consignes et qu 'ils se contentent de gêner les quelques  qui tentent de s 'interposer pour éviter le suicide collectif.

En plus, sur mon coté droit, entre la disparition de Rebelles infos, le positionnement hautainement " artistique " de certains bloggeurs, et  le mépris carrément  affiché de certains autres pour   ...les résistants; et bien ,je sens comme un vide.

 

 

Alors j 'ai fini par me dire que, bon, puisqu' ils veulent presque tous que ça se passe d 'une certaine façon, puisqu' ils en redemandent... et bien après tout qu 'on les laisse faire.

 

A moins que....

Partager cet article
Repost0
17 janvier 2011 1 17 /01 /janvier /2011 13:40

 

repos.jpg                                            « Le repos » Vilhelm Hammershøi 1905

 

Vous ne croyez tout de même pas que je vais réussir à faire un article TOUS les jours !

La seule que je connaisse qui puisse tenir le rythme c’est Chris alphabeta qui est capable d’écrire au quotidien (et de  nous faire faire des tours endiablés à toute vitesse et en technicolor…!)

Il faut dire qu’elle écrit de 5 à 7  tous les matins !

De 5 à 7 ! Mais qu’est ce que c’est que ces horaires ? Pour moi ce sont des horaires de départ en vacances ! 5h ! Une heure de lever épouvantable, tolérable uniquement  quand on a un avion à prendre, non ?

Il faut vous dire que chez moi, le matin, c’est avec un treuil qu’on arrive à m’extraire de ma nuit. Ah ! Les levers de soleil ….vous pouvez croire que  je n’ai pas souvent gêné dans leur cadrage ceux qui voulaient en photographier.

Je suis du genre très nonchalant, de style « glandeuse » pour tout vous avouer.

M’en fou ! En plus, Pascal l’a très bien dit « Tout le malheur des hommes vient d'une seule chose, qui est de ne savoir pas demeurer au repos, dans une chambre »

Ce qui est une preuve ( de plus, s’il en fallait ) que ce n’est pas à cause de MOI qu’il y a des problèmes, bien au contraire.

 

En plus je ne suis qu’une faible femme. Pas comme monsieur Didier Goux qui arrive à tenir actifs une quarantaine de blogs de grande qualité , tout en lisant tous les livres du monde et sans être à la retraite ! Cet homme ne dort jamais ?

Ah, monsieur Goux, si jamais vous passez par là : sachez que quand vous mettez quelqu’un sur votre blogroll c’est un peu comme quand on construit une bretelle sur une autoroute, un accès fléché du genre « village étape », ça favorise le tourisme local d’une façon presque hallucinante. Merci, vous êtes un bienfaiteur ( Quoi qu’en disent vos trolls gauchistes).

Parlant de gauchistes d’ailleurs : n’hésitez pas, les « amis », venez m’embêter sur mon blog : depuis que je vis dans le sud, je comprend encore mieux ce que disait Nougaro : « ici même les mémés aiment la castagne »

 

Tout cela pour vous dire qu’aujourd’hui ce sera niet, pas d’article. Pas le temps en plus (du temps j’en ai, peut être, mais je n’ai pas que ça à faire, non plus. Tout de même)

Donc voilà, pas d’article, mais deux liens sur des textes d’un genre très …« différents mais à mes yeux aussi aimables » (oui, j’ai piqué l’expression à  Philippe Meyer)

 

Le premier qui met en lumière de façon très claire la manière dont de nombreux intellectuels se trompent régulièrement depuis des lustres et font taire leurs adversaires, moins «  gentils » mais visiblement moins aveuglés.

http://chezfredi.blogspot.com/2011/01/immigration-laveuglement-volontaire.html#comment-form

 

 

Le deuxième que je trouve magnifique malgré son caractère quasi apocalyptique  (en espérant que l’auteur le laisse en ligne car il est du genre changeant, ce garçon)

http://www.hordalf.com/2011/01/la-foi-en-loccident.html

 

Partager cet article
Repost0
15 janvier 2011 6 15 /01 /janvier /2011 13:57

 

BLOG-WAR-.jpg

 

« Vous n’êtes plus autorisé  à commenter sur ce site » ! Damned !

 

Comme  c’est la toute première fois que je suis bannie d’un site (je le jure) ça me fait une impression bizarre.

Comme en plus être bannie signifie que je dois me taire, moi qui aime tellement  parler et n’apprécie rien tant que d’avoir le dernier mot, je suis frustrée.

On veut faire taire une Dxdiag dont les carnets scolaires furent tous, sans exception aucune le support du mot «  Bavarde  » ! ah ah ah … bravade !!!

 

Voici donc l’histoire de mon bannissement, pour l’édification des foules, dans la foulée de ma  croisade de prévention des nuisances. Car dans cette affaire, je vous parlerai d’une sorte de Mediator. Un truc auquel on croit pouvoir faire confiance car il est classé dans la catégorie médicament ...

 

Dans mes pérégrinations  de blog en blog j’atterris sur un site qui visiblement fait référence dans la réacosphère si j’en crois les liens proposés par des gens tout à fait intéressants et hautement fréquentables. Ce site étant bien présent, et gros ,en plus, sur la carte, si pratique, du ciel de l’ « extrême droite française », c est d’un pas assez joyeux que je m’y rendis.

L’article de la page d’accueil  me gênât dés l’abord par son titre ironique, car cette dernière était visiblement destinée, non pas à moi l’inconnue, mais bien en tout cas à des gens comme moi. Je lus tout néanmoins, habituée comme nous tous, à n’être pas épargnée par la critique, ayant gardé de mes racines judéochrétiennes des capacités à la remise en question et ayant par la fréquentation des journaux gauchistes, l’habitude de faire face à la contradiction.

En plus de la nature des  propos tenus, l’absence totale d’humour m’ennuyât aussi (mais je reconnais le droit inaliénable de certains à tenir des blogs « littéraires » avec le plus grand sérieux : j’ai quand même aussi mes petites tendances ultralibérales)

 

Voici mon résumé de lecture, oh ! combien partial , du texte ( qui est long.. mais beau… mais long…) :

 

Mademoiselle MT et son ami  sont deux jeunes français très intelligents et talentueux mais la France et l’occident en général étant tout pourris, pour le moment ils ne vivent pas très richement, c’est dégueulasse, et le chef de son copain a un QI pas terrible. En plus les gens sont salauds et aiment la vue du sang comme de vulgaires lapidateurs, alors bon c’est un peu facile de critiquer les théocraties.

En plus au mont Saint-Michel les gens sont nuls parce qu’ ils achètent des petites conneries dans les magasins moches et ont la flemme de monter ( alors bien sûr leur demander de monter spirituellement, faut pas compter dessus)

En plus en France les villes sont moches et toutes pareilles c’est dire l’état des valeurs occidentales : ici tout est foutu

En plus des souchiens très bêtes ont refusé de leur servir un verre à minuit moins le quart un 31 décembre et ils ont été bien accueillis dans un kebab.

 

Tout ça pour dire que, je cite : « Tout ce que le vingtième siècle a fait est dégueulasse, tout ce qui est digne de voyage et de gratitude en France n'a même pas été construit par les grands-parents de nos grands-parents » mais que, comme le dit le titre moqueur « Le problème, c'est la Charia »

Ou, comme dit MT dans un commentaire : « Le présent n'est pas assez bandant pour me donner envie de le défendre. Et il n'a pas assez bandant pour que la Charia le mette en danger »sic

 

 

J’ai protesté plutôt gentiment ( rare que je montre les dents la première) en faisant remarquer qu’on devait traiter l’ urgence AVANT de prescrire de la rééducation en post cure, et me suis fait en quelque sorte coincer sur l’imperfection des détails de mon programme politique par un gros blogueur ( dont j’ignorais et l’existence et les détails de la vie affective mais dont un post a durée de vie limitée m’informa qu’il ne faisait qu’un avec le petit ami de la taulière, celui qui est plus intelligent que son chef, en plus)

D’autres messages dont certains mieux écrits et plus argumentés que le mien reçurent également de petites phrases courtes et méprisantes et de la jeune personne et de son tendre ami.

Bref, l’ambiance était détestable et j’en arrivait à penser que les tenanciers des établissements qui avaient discriminés les deux blogeurs n’aimaient peut être  tout simplement pas les prétentieux.

Deux réacosphèriens m’ayant par mail, parlé et du site et de la censure qui y régnait. J’y retournais discuter…. J’étais bannie.

 

Peu me chaut chers lecteurs en vérité, MAIS je fais partie des optimistes qui croient encore qu’on peut éviter la disparition de la civilisation occidentale,et que malgré ses dérives consuméristes et quelques bassesses elle n’est pas bonne à jeter aux chiens. Je suis un peu triste de découvrir qu’au concert de critiques dont cette civilisation fait l’objet de la part de ses ennemis s’ajoute des constats aussi sévères et définitifs de la part de gens listés dans « notre camp » et je pense à cette célèbre phrase :

" mon dieu , protégez moi de mes amis , mes ennemis je m'en charge "

 

A la manière de MT qui propose de la musique pour accompagner la lecture de ses billets, je vous conseille du Carla Bruni pour la dernière phrase :

C’est quelqu’ un qui m’a diiiiit, de mon blog vous êtes banniiiii… et c’était Marie Thérèse Bouchard !

Partager cet article
Repost0
13 janvier 2011 4 13 /01 /janvier /2011 13:44

volcan.jpg

Je suis diabolique. Voilà, je l’admets.

J’avoue tout : je suis une Judas(te ?) de l’empire du bien.

 

J’ai rencontré des gens dont le coming out était vraiment très surprenant. Tenez, comme ce père de famille nombreuse qui à  45 ans partit avec le mari de la meilleure amie de sa femme (histoire vraie) Quand on voit des cas comme celui là, on se dit qu’il devait bien y avoir des  indices, que ce monsieur n’a pas décidé de faire cela pour ennuyer sa famille mais qu’il a plutôt été porté par  une sorte de nécessité dont il avait dû, forcement, ressentir des indices, des signes précurseurs.

 

A coté de ça avouez que mon coming out est moins surprenant.

Car, maintenant que j’y pense, nul n’est besoin de chercher très loin les premiers signes prouvant mon mauvais fond.

Elevée presque entièrement par des socialistes, l’explication éducationnelle ne peut expliquer mes dérives. J’ai donc bien une nature mauvaise, innée.

Des gens perspicaces l’auraient vu.

Si Victor Hugo m’avait connue, il aurait très probablement déclamé :

 « Tout  comme Napoléon perçait sous Bonaparte, l’horrible Dxdiag se voyait déjà dans BB»

(Les initiales de mon vrai nom ne pouvaient qu’hélas, inspirer la méfiance, déjà)

 

Dés la plus tendre enfance je commis mes premiers propos de xénophobie sélective en m’exclamant, voyant un noir dans le métro : «  Mais, tata, pourquoi le monsieur n’a pas lavé l’intérieur de ses mains ? » alors qu’emmenée dans le  quartier latin, découvrant mon premier restaurant « chinois » je me contentais d’un « Qu’est ce que c’est bon le riz cantonnais hein maman! »

Au CP mes premières lectures de tintin n’entraînèrent chez moi aucune indignation et je me régalais d’idées reçues qui ne me choquaient pas.

Au lycée, plusieurs signes révélaient déjà ma mal-pensance:

En cours d’histoire, je trouvais que les révolutionnaires qui avaient coupé  la tête des gens étaient un peu trop vaches et pensais sans oser le dire que les aristos aussi étaient nés par hasard dans leur groupe de nantis. Et puis ça m’ennuyait  beaucoup quand les gentils commençaient à s’entretuer.

En cours de Français, je trouvais ridicule les tables rondes sur « la folie » et plus encore que l’enseignante applaudisse à la remarque pourtant astucieuse d’un élève («  ouiais, si ça se trouve les vrais fous sont les gens qui sont dehors et y zenferment les gens normaux si ça se trouve euh »)

Je préférais Voltaire à Rousseau, j’étais la seule. J’aurai dû me méfier.

A la fac je commis mon premier acte d’agression véritablement  raciste en empêchant un noir de doubler dans la queue du restaurant universitaire. Il m’informa sur le champ de la nature profonde et immorale que révélait ce comportement. Je n’en tint pas compte et ne menait aucune introspection.

Lors des débats sur la peine de mort, ma position fut contre cette dernière mais uniquement parce que j’ai toujours trouvé atroce l’idée d’une erreur judiciaire fatale et non pas parce que j’avais pitié des tueurs en série. Ainsi, même mes opinions bien pensantes l’étaient pour de mauvaises raisons.

Je lu  Céline bien que sachant  qu’il était antisémite et soutint plus volontiers Israël que les palestiniens, par pur élitisme.

Je ris en lisant Charlie hebdo mais aussi des BD de Lauzier, et ne compris même pas à l’époque pourquoi autour de moi personne ne l’appréciait.

Au lieu d’éprouver une  compréhension sympathique pour les socialistes en 81 qui, alors que j’allais fêter la victoire de Mitterand au QG, arrêtèrent la  voiture décorée du caducée de mon amoureux et tapèrent dessus en  criant «  alors le  toubib, maintenant c’est nous qui tenons le manche » je m’en offusquait, méchamment.

M’efforçant d’aimer la psychanalyse en lisant tout Freud, Dolto et les autres, alors que je tombais tout à fait par hasard sur un pamphlet de Debray-Ritzen, je me dis «  mais ce mec a de bons arguments !» et lorsqu’ on m’informa qu’il était d’extrême droite, je ne pus m’empêcher, malgré tout de penser qu’il avait, quand même, de très bons arguments.

Vinrent les années de maturité, travail et élevage  d’enfants m’occupèrent et ma méchanceté ne couva que silencieusement, mais elle était toujours présente, latente, comme une coulée de lave tranquille. L’écoute quotidienne de radio France maintenait le volcan éteint.

Puis, alors qu’une libération très prématuré de toute activité obligatoire, m’ en laissa le temps, je m’intéressai davantage à  l’actualité et au net. Or voici que la découverte de la réacosphère, fut comme une révélation : tout comme la lecture de «  la scolastique freudienne » avait fait voler en éclats les certitudes dont j’avais été abreuvée pendant plusieurs décennies, la découverte de Zemour ,de Muray et des blogs de méchants, loin de m’indigner, fit sauter le bouchon du cratère, libérant le magma qui avait TOUJOURS été dessous, forcement.

Un jour je fis un commentaire, sorte d’acte manqué réussit, chez Subsubventionné

«  Monsieur, vous avez fait là un article de véritable salaud et j’ai le regret d’être totalement d’accord avec vous » : c’était une amorce de  prise de conscience !

Cette semaine, Didier Goux fut avec sa vidéo, comme une madeleine et un révélateur : bon sang mais c’est bien sûr : j’aimais Lauzier quand j’étais de gauche parce que j’étais déjà de droite.

J’étais un agent secret de l’empire du mal avant même d’en avoir conscience.

 

Et maintenant, j’avoue tout, je reconnais tout et, comme un membre d’une sorte de   méchantopride, je dis aux gauchistes : je suis le monstre que vous combattez et je vous emmerde. En plus.

Partager cet article
Repost0
31 décembre 2010 5 31 /12 /décembre /2010 19:35

ScreenShot006

Voilà, je viens de rentrer et figurez vous que sans Internet, (et dans un petit coin de Normandie extrêmement appauvri en diversité) pendant plus de dix jours, j’ai cru qu’il ne se passait plus RIEN et c’était un peu comme si les gauchistes avaient eu raison, que tous ces blogs et ces sites que j’avais consultés ainsi que le mien étaient simplement délirants et paranoïaques. Il ne se passe rien et je n’ai plus rien à dire, croyais-je.

Mais voilà qu’à peine reconnectée, rebranchée sur le monde brut, les informations non triées ni nettoyées ni emballées de nouveau disponibles, le monde parallèle qui est le vrai dans lequel nous vivons m’a soufflé au visage comme des vapeurs qui sortent d’une marmite dont on vient de soulever le couvercle.

Nos élites ont raison dans leur folie : s’ils pouvaient faire taire Internet ils refermeraient  la chappe et scelleraient leur cocotte et notre destin.

 

Je continue donc en 2011, avec mon petit blog qui je l’espère, en tant que petite goutte d’acide, participera au netoyage généralisé qui va nécessiter une quantité phénoménale de liquide décapant.

 

En attendant d’écrire (il faut d’ abord que je sois à jour de mes lectures des autres) : je vous souhaite à tous, mes chers lecteurs une excellente année et vous remercie infiniment de votre soutien. Merci à tous ceux qui commentent et dont les messages sont comme des petites surprises qui arriveraient à n’importe quelle heure dans ma petite boite aux lettres rien qu’à moi. Merci aussi à ceux qui ne font que passer et qui sont comme des petits oiseaux qui se seraient posés quelques instants sur la terrasse.

Merci enfin, à ceux qui sont venus pendant mes vacances, permettant que mon blog rank qui frisait parfois les … n’est tombé qu’à  … alors que je pensais qu’il allait toucher le fond.

Je ne sais pas bien à quoi ça sert dans la mesure où on n’a pas du tout l’intention de laisser apparaître des publicités sur un blog mais je peux vous dire que si on a un blok rank tout minus on est tout attristé ! oui, c’est puéril, j’en ai conscience, mais bon, grâce à vous, ça se maintient !

Bisous à tous.

Très gros bisous à mes chouchous et chouchoutes (ils se reconnaîtront)

Partager cet article
Repost0